Hockey

Les Rats ont mis un quart d'heure à trouver la clé du coffre-fort et le reste ne fut que routine.

Le Racing savait ce qu'il devait faire contre son adversaire russe : attaquer depuis le coup d'envoi et ne pas lâcher sa proie. Et la physionomie du jeu fut bien conforme à celle qu'on attendait : le Racing monopolisa rapidement la balle et repoussa son adversaire dans sa propre partie de terrain. Il fallut cependant attendre la fin du premier quart pour voir la digue russe céder : Boon s'inflitra dans le cercle et s'appuya sur Truyens pour marquer de près (2-0). A peine une minute plus tard, un solo du capitaine du Racing lui permit déjà de doubler les chiffres. Tout devenait facile et on pouvait déjà sortir le boulier compteur.

A la 17e minute, Garcia eut le troisième but au bout du stick, mais Shchipachev réussit à sauver son envoi en corner. Ce n'était que partie remise puisque Harte trouva l'ouverture sur pc à la 22e (5-0). Trois minutes plus tard, Tommy Willems plaçait un revers assassin (7-0). Kazan ne s'offrit qu'une seule occasion de but, un penalty corner à cinq minutes du repos, qui ne posa pas de problème à Gucassoff.

La deuxième période fut nettement moins passionnante. Repu, le Racing n'insista plus trop, avec en perspective un match de gala dimanche contre un ancien vainqueur de l'épreuve. Les Russes en profitèrent pour récolter un deuxième pc, sans plus de résultat que le premier, alors qu'un revers de Cayphas léchait le montant dans l'autre camp et que de Chaffoy était proche de trouver l'ouverture sur un centre en retrait de Lootens.

A l'entrée du quatrième quart-temps, et avec Benjamin Pierre dans le but bruxellois (qui toucha sa première balle à sept secondes du coup de sifflet final), Garcia ajouta un but lorsque Truyens arracha la balle à Yankun et que Garcia se trouva à point nommé pour en profiter (9-0). Sur quoi les Russes firent eux aussi rentrer leur gardien réserve. Qui fut immédiatement mis à l'ouvrage et empêcha ensuite Willems de marquer de près.

Le Racing se qualifie donc pour la deuxième fois de son histoire pour les quarts de finale de l'EHL. Il affrontera Kampong Utrecht, le lauréat de l'édition 2016.

Racing : Gucassoff, Vanwetter, Lambeau, Harte, Van Rysselberghe, Willems, Meurmans, Truyens, Boon, Charlier, Garcia, puis de Chaffoy, Lootens, Weyers, Versluys, Cayphas, Berton et Pierre.

Kazan : Gafarov, Salov, Shchipachev, Fattakhov, Nikolaev, Golubev, Kurbanov, Majorov, Korolev, Iankun, Komarov, puis Semenov, Lebed, Mukhametov, Isaiev, Kuzmin et Serebriakov.

Arbitres : MM. M. Coombes (Irl) et F. Vazquez (Esp).

Cartes vertes : 8e Lootens, 12e Golubev.

Cartes jaunes :

Les buts : 13e Boon (2-0); 14e Truyens (4-0); 22e Harte sur pc (5-0); 25e Willems (7-0); 47e Garcia (9-0).

Le joueur du match : Jérôme Truyens

Avec un but en solo précédé une minute plus tôt d'un "caviar" pour Tom Boon, le capitaine du Racing a fait son boulot et s'est rappelé au bon souvenir du public, qui regrette de ne plus le voir en équipe nationale.

Max Lootens : J'ai pu monter et créer le danger dans le cercle


Ce qu'il faut retenir de la première journée d'EHL

  1. Le bon comportement des clubs belges. L'Herakles s'est qualifié pour les quarts, ce qui est rare pour un débutant. La qualification du Racing était attendue, mais elle s'est faite sans douleur.
  2. A l'applaudimètre, ce sont les supporters de l'Herakles qui ont fait le plus de bruit, même si ceux de Kampong, en soirée, étaient plus nombreux.
  3. Le Polo et Kampong seront les adversaires des clubs Belges en quart de finale.
  4. La règle du but à deux points ne fait pas beaucoup d'adeptes. Mais il faut bien s'en accommoder ! Et ce n'est pas l'Herakles qui s'en plaindra.
  5. Le tenant du titre, Rot-Weiss Cologne, est éliminé d'entrée.