Faux pas interdit à Rome

Raphaël Meulders Publié le - Mis à jour le

Hockey

Elles n’ont (déjà !) pas droit à l’erreur. A un peu plus de trois ans des Jeux olympiques de Londres, l’équipe nationale Dames de hockey joue une carte fondamentale lors des championnats d’Europe B qui se déroulent du 19 au 26 juillet prochain à Rome. L’enjeu est aussi simple que crucial : si nos Lionnes terminent à l’une des deux premières places de ce tournoi, elles remontent automatiquement en Coupe d’Europe A. Or la prochaine participation (dans deux ans) à cette Coupe d’Europe A est indispensable dans l’optique d’une éventuelle qualification pour les JO de Londres en 2012, l’un des objectifs avoués des Belges.

"Rome, c’est une première marche vers les Jeux", confirme Zoulou Brulé, l’assistant-coach de nos Dames. Mais attention de ne pas trébucher face à des adversaires (a priori) à la portée de la Belgique, classée à la 20e place du ranking mondial. Dans la poule des Belges, on retrouve ainsi la Lituanie (28e mondiale), le Pays de Galles (29e) et l’Ukraine (18e). "Mais il faut absolument terminer premier de notre groupe afin d’éviter l’Italie en demi-finale, prévient Zoulou Brulé. Car sur leurs terres, les Transalpines sont les grandes favorites du tournoi."

Arrivées ce mercredi soir dans la capitale italienne, les joueuses belges n’ont pas vraiment eu l’occasion de jouer à la Dolce Vita dans la ville chère à Fellini. "Depuis plus d’un mois, elles ont le statut de professionnelles et n’ont que le hockey en tête." Après le Champions Challenge de Kazan (Russie), les Belges ont ainsi enchaîné différents matches amicaux aux Pays-Bas et en Ecosse. Avec à la clé des résultats qui ont rassuré le staff technique. "La préparation a été excellente. Aucune joueuse n’est blessée et nous récupérons Erica Coppey qui a joué les championnats d’Euro -18 ans à Nivelles", poursuit Jean-Philippe Brulé. Reste à voir comment la jeune joueuse du Dragons enchaînera ses trois tournois internationaux en un peu plus d’un mois.

Autre facteur de taille avec lequel il faudra compter : la canicule qui sévit pour l’instant à Rome. Et ce d’autant plus que nos compatriotes jouent deux fois à 12 h. "Aujourd’hui (NdlR : lisez hier) , le thermomètre a atteint 39C°, souffle Zoulou Brulé . Mais cela ne nous effraie pas. Quelque part on a eu de la chance au cours de notre préparation, car tant lors de nos matches à Kazan qu’en Ecosse ou aux Pays-Bas, les températures ont toujours frôlé les 30C°."

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