Hockey

C’est ce samedi matin, à la fine pointe de l’aube belge (7h30), que les Red Lions entreront en lice à Bhubaneswar dans la finale de la World League. Pour rappel, les Lions s’étaient qualifiés pour la finale de l’épreuve en dominant largement la demi-finale disputée en juillet dernier à Johannesbourg (victoire 5-1 en finale contre l’Allemagne).

Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts dans l’équipe de Shane McLeod. Notamment dans l’entrejeu où le tacticien néo-zélandais devra recomposer ses pions. Felix Denayer, récupéré cet été pour Johannesbourg et le Championnat d’Europe à Amstelveen, honore cette fois ses obligations professionnelles. John-John Dohmen est revenu par la grande porte après une année sabbatique et Simon Gougnard s’est blessé juste avant le départ.

Des changements de nature à donner la migraine au coach le plus brave, mais Shane McLeod a toujours une solution sous la main : "Nous avons quelques nouveaux joueurs dans l’entrejeu, ce qui signifie que nous avons une chance de produire de nouvelles choses dans notre jeu. Le retour de John-John va nous apporter beaucoup de stabilité collective tout en développant ses automatismes avec Victor Wegnez. Antoine Kina est une nouvelle arrivée de qualité et nous expérimenterons en faisant monter Manu Stockbroekx dans l’entrejeu pour compenser la perte de puissance que nous avons avec le retrait forcé de Simon et Felix."

Mais au fond, quelle est exactement la valeur de ce tournoi ? Shane McLeod est très clair là-dessus : "La World League est le troisième tournoi par ordre d’importance dans le hockey mondial. Les 8 meilleurs sont là, donc c’est un très bon étalon de mesure pour savoir où nous en sommes à un an de la Coupe du monde. Les Jeux et la Coupe du monde sont de plus grands tournois, mais pour moi ceci est mieux qu’un championnat d’Europe car le niveau général est plus fort."

Tout le monde peut gagner

Cela signifie-t-il qu’on n’aura pas de place pour expérimenter ? Pas forcément selon le coach kiwi : "Nous essayons toujours de progresser dans notre jeu. Notre fond de jeu est toujours le même, mais à chaque tournoi nous avons du travail dans chaque ligne pour chercher à nous améliorer constamment."

Vu les défections, il ne faut sans doute pas mettre la barre trop haut. Mais sait-on jamais ? De toute façon, avec cette formule, rien ne se joue réellement avant les quarts de finale, les matchs de poule jouant le rôle d’un tour de chauffe en Formule 1.

"C’est un tournoi très dur avec plusieurs équipes susceptibles de jouer la finale. Pour moi, les deux équipes de l’été, la Belgique et les Pays-Bas, devraient jouer un rôle majeur dans le tournoi, mais tout le monde peut battre tout le monde dans un bon jour. Y compris, ne l’oublions pas, l’Inde qui jouera devant son public."

Et on sait que l’Inde chez elle ou à l’extérieur, ce sont souvent deux équipes aussi différentes que le jour et la nuit…