Hockey

Loïc Van Doren est des Red Lions celui qui reste le plus longtemps assis sur le banc. Il est le numéro 2 de Vanasch et attend son heure pour prendre la place du maître.

A 20 ans, le gardien titulaire du Dragons a déjà trois titres de champion en poche. En janvier 2016, il était appelé comme troisième gardien chez les Red Lions. Il laissait Vanasch et Gucassoff partir pour Rio et devait également lâcher quelques convocations pour accompagner son club en EHL. A ce jour, il ne compte qu’une dizaine de sélections, toutes en 2017.

Face à lui, il a un monstre pour lequel il voue une admiration sincère. « Vincent a deux JO dans les jambes, un titre de champion d’Europe avec Oranje-Zwart. Le poste de gardien est un poste clé pour une équipe et la confiance qu’il inspire est importante. S’il n’avait pas été là, notre match face aux Pays-Bas se serait terminé par un 5-5 ! »

Van Doren est conscient qu’il a encore du chemin à faire. Entre sa première titularisation à l’EHL il y a 4 ans et sa prestation récente contre l’Inde, le jeune homme a fait du chemin. « J’ai beaucoup changé, y compris dans la tête. Je prends de l’expérience même en étant sur le banc. Il faut savoir que le championnat et l’international, c’est totalement différent ; ici, c’est un autre sport. Quand nous avons pris la médaille d’argent à la coupe du Monde en Inde devant 14.000 spectateurs, ce fut un grand moment de stress et il faut passer par là pour apprendre. Le stress, c’est quelque chose que je gère assez bien. Il vient à des moments spécifiques et pas simplement au moment de monter sur le terrain. En tout cas, ici à Amsteveen, ce sont des grands moments. »

Van Doren n’est pas pressé et saura attendre de prendre la place de numéro 1. « Tout est géré par le staff pour faire en sorte que je progresse au mieux. Vinchou est incontestable à sa place et il a l’expérience que je ne pourrais pas encore apporter aujourd’hui à l’équipe. Il y a 4 ans en EHL, je fonctionnais sous adrénaline ; aujourd’hui, j’ai assimilé la gestion de ce poste et l’évolue pas à pas. Il ne faut pas aller trop vite. Pour rentrer dans l’équipe, cela devient de plus en plus difficile parce qu’on est une équipe du top et qu’on joue pour la gagne. A chaque sortie, on confirme notre statut. Donc, ne pas aller trop vite au risque de sortir une mauvaise prestation par manque de planche et de se brûler… »

Lorsque Niels Thijssen a mis en place un roulement de gardienne tous les quarts, Van Doren a regardé cela avec scepticisme. « On avait essayé en club de jouer chacun une mi-temps. Ca a été un flop. Je trouve qu’il est beaucoup plus facile de se concentrer pour toute une rencontre que pour des morceaux de match. »

En attendant, Loic prend patience et se félicite d’avoir un staff qui gère très bien cette situation pour lui.