Hockey Jeroen Baart reste optimiste sur les chances de maintien de son club de cœur, entre deux matches à six points. Entretien Jean-François Jourdain

L’Antwerp vit une saison particulièrement agitée. Largué à l’avant-dernière place à la trêve, le club le plus septentrional du pays a quelque peu redressé la tête à l’occasion de la venue du Braxgata à Sint-Job. Un match à six points qui en précède un autre, dimanche prochain contre Louvain. Nous avons rencontré son coach, Jeroen Baart.

En début de saison, l’Antwerp était cité parmi les candidats au Top 6. Et puis il y a eu l’affaire Sander Baart… Une hirondelle ferait donc le printemps ?

Dans ce cas-ci, sûrement ! Mon petit frère est un rouage essentiel. Non seulement par sa qualité de jeu, mais aussi parce qu’il est un élément fédérateur. Toute l’équipe a été bâtie en fonction de lui. En outre, son absence forcée a eu un impact mental considérable sur les joueurs, et sur moi-même aussi, je n’hésite pas à le dire. Coacher mon frère, c’était un beau projet sportif. Mais il a fallu faire contre mauvaise fortune bon cœur. On a vu en début de saison que même avec lui, on perdait aussi des matches, mais il faut un peu de temps pour mettre les choses en place et beaucoup de joueurs sont arrivés juste pour le début du championnat. Maintenant, le château de cartes s’est effondré et on s’est retrouvés dans une situation où nous avions six semaines de retard sur tous nos concurrents et où il fallait revoir nos ambitions à la baisse. Il m’a fallu du temps pour recréer un système de jeu sans lui.

Dans ces cas-là, l’entraîneur doit évidemment essayer de relancer les joueurs. Pas facile quand on est soi-même très déçu…