Hockey La Belgique l’attendait depuis 1936 : une médaille dans un sport collectif. Nos hockeyeurs l’ont fait !

Soyons francs : le jour où le président fédéral Marc Coudron pronostiqua, il y a huit ans, que les hockeyeurs belges allaient ramener une médaille de Rio, beaucoup le prirent, au mieux, pour un doux rêveur. Et pourtant, le rêve est finalement devenu réalité. On les avait souvent annoncés candidats à une médaille les mois précédents : notamment à la Coupe du Monde 2014 à La Haye, qui s’acheva prématurément avec une défaite contre l’Angleterre, ou au championnat d’Europe de 2015 à Londres, qu’ils finirent à une très décevante 5e place en étant devancés en poule par l’Irlande. Bref, le tournoi olympique faisait un peu figure de dernière chance pour la génération dorée des Van Strydonck, Truyens, Dohmen et autre Denayer.

À Rio, tout s’est déroulé comme dans un rêve. D’abord une sèche victoire (4-1) contre le rival de toujours, l’Angleterre, puis une fessée infligée aux Brésiliens (12-0 avec 11 buteurs différents !), une victoire de prestige contre l’Australie, n°1 mondial (1-0) puis un succès contre l’Espagne, invaincue jusque-là (3-1) pour la première place de la poule. En quart de finale, c’est l’Inde qui est écartée (3-1) et le 16 août, ce sont les Pays-Bas qui se dressent face aux Red Lions. Vice-champions olympiques en titre, vice-champions du monde, champions d’Europe et n°2 mondiaux. Mais écoutons John-John Dohmen...

"On s’est levés à la même heure que d’habitude ce jour-là. Ne me demandez pas à quelle heure, car c’est le genre de chose que j’oublie quelques jours après. On jouait à 17h locales, quasi à la tombée du jour, et comme toujours dans ce cas, on a commencé après le petit-déjeuner par une activation : des mini-sprints pendant une demi-heure pour activer les muscles. Tous les joueurs n’aiment pas ça. Certains préfèrent garder leur énergie pour le coup d’envoi et sortir mort du terrain, notamment Elliot Van Strydonck, Tanguy Cosyns ou moi. D’autres trouvent au contraire que cela leur fait du bien : Cédric Charlier, Felix Denayer ou Thomas Briels en sont fans.

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