Hockey

Le président du Royal Léopold Club, Cédric Deleuze, est déjà heureux de voir son équipe première encore concernée par le Top 4. Il ne se contentera pas de faire de la figuration lors des dernières semaines.

Cédric Deleuze, quel impact, sur la suite de la saison, a eu le large succès (5-0) contre l’Héraklès, dimanche dernier ?

Nous avons été bons, mais pas très bons. Cette victoire est le résultat de la dynamique positive mise en place par Bessell depuis qu’il est T1. Les joueurs ont retrouvé le plaisir d’être ensemble. Malgré les circonstances, ils ont trimé durant l’intersaison. Ils ont consenti à des séances d’entraînement plus intenses. Avec un coach australien, ils ont appris la rigueur et la discipline. Ils sont bercés dans une culture de l’excellence. Nous n’avions pas le droit à l’erreur contre l’Héraklès.

A six matches de la fin du championnat régulier, comment gérez-vous la pression ?

Elle est inscrite dans l’ADN du club. Le Léo a souvent mieux géré les matches sous haute pression. Il a même besoin de ce stress pour mieux jouer. Sans pression, nous devenons notre pire ennemi.

Quelles sont les chances de voir le Léo disputer le play-off cette année ?

Je ne me risquerai pas à lancer un chiffre. Nous prendrons match après match. Il reste six finales. Si nous vivons un off-day, nous n’hypothéquerons pas nos chances. On peut perdre un match. Je n’ai pas dit pour autant qu’un 15 sur 18 nous assurerait du Top 4. Nous n’avons plus notre sort entre les mains, mais nous sommes confiants. Je ne me lance pas dans des calculs. Je ne regarde pas les autres résultats. Nous devons juste canaliser la pression au bon endroit. Notre programme ne m’effraye pas. Nous pouvons battre tous nos adversaires. Je trouve cela agréable de pouvoir parler de Top 4 alors que nous avons connu une période difficile en début de saison. Le mot n’est pas tabou, mais je refuse de me lancer dans de vaines prédictions. Seul le prochain match est important.

Quel est l’état de votre infirmerie jusqu’à la fin de la saison ?

Nous devons composer avec la blessure de Tanguy Zimmer qui ne jouera plus en championnat cette année. Rossi, qui a joué sur une jambe lors du premier tour, revient à son niveau. Nous sommes prêts.

Si vous pouviez emprunter un joueur du Daring et du Beerschot, quels joueurs piqueriez-vous ?

Au Daring, sans hésiter, Brunet. Il m’impressionne. Il est le moteur du groupe. A lui seul, il accélère le jeu des Molenbeekois. Au Beerschot, je ne serai pas original, mais je prendrais Dockier.