Hockey

Le Dragons n'a jamais douté contre le Watducks tandis que l'Herakles a été poussés dans ses retranchements cotre le Racing. Le titre se jouera entre le Dragons et l'Herakles. Le 3e ticket EHL sera disputé entre le Watducks et le Racing. 


Le Dragons a contrôlé un Watducks fébrile en attaque

Le Watducks a marqué 2 buts en 60 secondes, mais les carottes étaient déjà cuites depuis bien longtemps. Les Waterlootois ont payé cher leurs errements du match aller

Dragons - Watducks 3-2

Le Dragons avait clairement accepté de laisser la balle au Watducks durant le premier quart temps. Si la balle circulait bien, le danger ne se précisait pas devant la cage de Loic Van Doren sauf sur ce pc de Charlet à la 12e minute, mais un kick flagrant annulait le but. Le Dragons, qui procédait par contres, avait été le plus dangereux. Un tir de Raes dévié par van Aubel échouait près de l'équerre. Un envoi de Thys à la 7e minute filait dans les nuages gris. A la 10e minute, le premier pc du Dragons était transformé par Hendickx qui surprenait tout le monde avec un sleep côté gant du gardien. Les intentions du Watducks étaient bonnes, mais la bande à Dohmen se heurtait à un bloc défensif dur fissurer.

Le deuxième quart temps se passait dans la suite logique du premier. Le Dragons provoquait son deuxième pc à la 24e minute. Le sleep d'Hendrickx claquait sur le corps de Cabuy qui s'effondrait en se tenant le bas du ventre. Il se relevait. Ensuite, c'est Flo van Aubel qui était mis K.-O. Par Van Marcke. Sur le contact suivant entre Boccard et Briels, mosieur Michielssen sortait la carte verte de sa poche. Le Watducks ne parvenait pas à enflammer le match et sa domination était moins visible. A la 32e minute, un tip in de Masso n'était pas validé par monsieur Zimmer. Une minute plus tard, le Watducks faisait entrer la balle une troisième fois dans le but de Van Doren, mais personne ne mettait le stick. A quelques secondes de la pause, le Watducks forçait son 2e pc grâce au travail de Masso. Le sleep de Charlet était bien placé, mais manquait cruellement de puissance.

Les supporters des deux camps animaient le début de secode période. Tant que la défense du Dragons faisait preuve d'une telle maîtrise, le suspense ne s'inviterait pas sur le match. Un tip in d'Hilton n'était pas cadré à la 37e minute. Van Bockrijck tapait du stick sur le protège-tibia de Kina qui s'effondrait à son tour. Comme la faute a eu lieu dans les 25, monsieur Michielssen accordait un 3e pc pour le Watducks. La combinaison arrivait sur le stick de Van Lierde qui ne présentait aucun danger pour Van Doren. Monsieur Zimmer laissait un bel avantage sur un kick de Dohmen à la suite d'un tir de Rubens. Dans la foulée, Raes envoyait un missile qui permettait à Vanasch de rappeler aux supporters du Dragons qu'il était le gardien n°1 en Belgique. La minute suivante, Thys plongeait et n'était qu'à quelques centimètres de ramener la balle dans le but de Vanasch. Sur l'action suivante, Panchia ratait la balle alors qu'il n'avait qu'à la pousser. Le match filait dans tous les sens. Quelques secondes plus tard, Raes fixait Vanasch pour faire le break. A la 45e miute, Thys avait le temps de cadrer sa frappe qui s'écrasait sur le sabot de Vanasch. Le Watducks était invisible dans les 25. Quand une action apparaissait, elle était gaspillée. Dumont avait le temps d'armer, mais son tir était mou. Le 2-0 avait coupé l'inspiration des Ducks qui commettaient des déchets inhabituels. Si les Brabançons repartaient au combat, le ressort était cassé. Le troisième quart temps s'achevait avec le scénario habituel. Une domination stérile des Ducks et des occasions pour le Dragons.

Le dernier quart temps ne changeait pas le cours de l'histoire. Les Ducks confirmaient leur incapacité à marquer malgré de nombreuses entrées de cercle. Rubens et Thys, sur des contres, étaient plus proches du 3-0 que du 2-1. A 10 minutes, les supporters du Dragons célébraient déjà la qualification pour la finale. A la 62e minute, une longue passe pour Denayer ridiculisait les Waterlootois. Le milieu effectuait une passe comme à l'entraînement pour Thys qui marquait le 3e but de l'après-midi. Le Watducks, vexé, plantait deux buts en deux minutes via Penelle en pleine lucarne et un tir croisé de Dohmen. Trois buts en trois minutes, on se régalait enfin !

A la 67e minute, le 4e pc pour le Watducks était sifflé. Il ne donnait rien.

Dragons : L. Van Doren ; Arthur Van Doren, Hendrickx, Van Bockrijck, Celis ; Denayer, Rubens, Thys ; Raes, van Aubel, Verheijen ; Puis Luyten, Briels, Van Der Putten, Rombouts.

Watducks : Vanasch ; Boccard, Charlet, Dumont, Van Marcke ; Kina, Cabuy, Dohmen, Hilton, Panchia, Van Lierde, Puis Sidler, Masso, L. Capelle, Penelle, Ghislain

Les arbitres : MM. A. Zimmer et S. Michielssen

Carte verte : 28e Boccard

Les buts : 10e Hendrickx sur pc (1-0), 43e Raes (2-0), 62e Thys (3-0), 63e Penelle (3-1), 64e Dohmen (3-2)


L'Herakles revient de l'enfer

Menés 0-2 après 18 minutes, les Lierrois ont quand même renversé la vapeur en fin de match.

Herakles - Racing 3-2

L'Herakles est en EHL ! Devant un public survolté, les Lierrois ont réussi ce que personne n'aurait imaginé en début de saison : aller chercher un ticket européen. Certes, les joueurs de Darran Bisley avaient pris un avantage substantiel au match aller (3-5) mais tout le monde savait que le Racing était capable de renverser la situation. Et ce fut bien le cas, puisqu'il ne fallut que 18 minutes aux Rats pour effacer leur ardoise du match aller. Après 3 minutes, le ton était déjà donné, le premier pc du Racing faisant mouche suite à une passe de Boon pour Dalla Palma (0-1). Les Ucclois obtinrent un deuxième pc dans la foulée, mais le tir de Harte s'égara loin à côté. Grosse domination du Racing pour le reste, mais pas d'autre but avant la fin du premier quart-temps.

Ce fut le cas dès la reprise, avec un but sur effort personnel de Simon Gougnard, lequel livra un match de feu de bout en bout (0-2). Les deux équipes étaient à égalité sur l'ensemble des deux rencontres, et l'Herakles n'était nulle part. Un troisième pc, tiré par Boon, fut dévié en corner par Timmermans. Il n'y avait littéralement qu'une équipe sur le terrain et on attendait le 0-3, qui avec impatience, qui avec fatalisme.

Un but qui tombe du ciel

Mais l'Herakles a une spécialité cette saison, c'est de marquer un pourcentage élevé de ses occasions de but. Et il n'en alla pas différemment cette fois-ci. En réalité, les Lierrois n'eurent même pas besoin d'entrer dans le cercle pour marquer ! Un kick du Racing dans les 25 yards fut considéré comme volontaire par M. Deneumostier, qui siffla pc et Alexis Leclef profita de cette toute première occasion pour marquer (1-2). Un vrai hold-up !

Incontestablement, le premier tournant du match. L'injustice d'encaisser sans même avoir permis à l'adversaire d'entrer dans le cercle doucha l'enthousiasme des Bruxellois pendant que les Hérakléens se remettaient en selle. Charlier la rumina en terminant la mi-temps sur la chaise des punis, après avoir contesté une décision arbitrale.

A la reprise, l'Herakles sembla avoir retrouvé ses esprits et réussit même à rentrer une ou deux fois dans le cercle. Victor Donck contrôla mal une passe lumineuse de Keusters, alors que Van Stratum tirait à côté du but. Le Racing continua à avoir la balle, mais de manière moins convaincante qu'en première période. Il n'empêche que les Rats purent tirer une triplette de pc entre la 46e et la 47e minute et purent croire que leur heure avait sonné. Timmermans sauva brillamment le second alors que Leclef sortait tel un kamikaze sur le 3e. Le deuxième tournant du match : le pc du Racing avait cessé de rentrer.

"En première mi-temps on a beaucoup souffert" constatait le gardien local. "Mais on a eu la chance de marquer sur notre premier pc. La suite du match, il a fallu défendre comme on le fait depuis le début de la saison. Nous sommes le Leicester City du hockey belge. Leicester a été champion, à nous de voir ce que nous pouvons faire en finale contre le Dragons."

Un contre qui change tout

L'Herakles obtint à son tour un pc, une variante que Reckinger expédia au-dessus. Sur la contre-attaque, Lootens isola Boris Gougnard dont le tir croisé fut sauvé en corner par Timmermans. Même une carte verte pour Reckinger et un 7e pc pour le Racing n'y changèrent rien : Timmermans sauva à nouveau le sleep de Boon, pourtant bien placé. Deux nouveaux pc bruxellois furent improductifs. Et ce qui devait arriver arriva : sur la contre-attaque, Struyf trouva l'ouverture en fusillant Gucassoff (2-2).

Perdu pour perdu, Simon Letchford tenta l'impossible en faisant sortir son gardien, mais le seul résultat fut un contre qui permit à Amaury Keusters d'arracher une victoire, qui ne comptera évidemment que pour les statistiques (3-2).

La fête pouvait commencer dans les rangs lierrois et elle s'annonçait longue, tandis que le Racing pouvait une nouvelle fois pleurer ses illusions perdues : ce n'est pas encore cette année que les Rats seront champions. Mais évidemment, un pc sur 9 (et même 10 si l'on compte celui que, dégoûtés, ils refusèrent de tirer après le coup de sifflet final), ce n'est pas assez. Tout le monde est d'accord...

Herakles : Timmermans, Leclef, Hens, Reckinger, M. Donck, De Kerpel, Child, Struyf, Legrand, Keusters, Smith, puis Vazquez, Huybrechs, V. Donck, Van Stratum et Hottlet.

Racing : Gucassoff, Rickli, Lootens, Harte, Vanwetter, Dalla Palma, Truyens, S. Gougnard, Vanneste, Boon, Charlier, puis Versluys, B. Gougnard, Meurmans et Lambeau.

Arbitres : MM. F. Deneumostier et N. Marchant.

Cartes vertes : 34e Charlier, 54e Reckinger.

Les buts : 3e Dalla Palma sur pc (0-1); 18e S. Gougnard (0-2); 26e Leclef sur pc (1-2); 68e Struyf (2-2); 70e Keusters (3-2).