Hockey

La Belgique quitte le Mondial sur une séance de shoot out où l’arbitrage video est pointé du doigt. Les Belges ont quitté le terrain en colère.

Elle aurait dû être l’héroïne d’un match ultra fermé qui s’est joué aux shoot out. Après avoir sorti l’arrêt du match en fin de première mi-temps, Aisling D’Hooghe, aidé par un rideau défensif remarquable, a gardé le 0-0 au terme des 60 minutes de ce cross-over.

Elle a ensuite bloqué trois des six shoot out. Sur les trois buts encaissés, deux ont été validés de manière fautive malgré la video. “Je suis déçue par la video”, confiait Aisling D’Hooghe dont les yeux étaient encore rougis par la tristesse de quitter le tournoi de cette manière. “Sur le shoot out transformé en stroke, elle me bouscule et moi, je la touche involontairement. Ensuite, sur le shoot out rejoué, je ne bloque pas la balle. Je garde mes jambes et bras ouverts. C’est elle qui ne joue pas la balle.”

Nelen : “Je suis fâchée et déçue”

Barbara Nelen abondait dans le sens d’Ash. “Je suis fâchée et déçue”, confiait la meilleure Red Panther du tournoi. “Je ne parle jamais de l’arbitrage, mais là, c’est dur de se taire. L’équipe s’est bien battue et méritait mieux qu’une telle sortie.” Le son de cloche ne changeait pas du côté d’Alix Gerniers. “C’est juste injuste pour nous”, balbutiait-elle en observant un silence entre chaque mot. “La video, c’est du grand n’importe quoi. Nous avons fait le job. Il est temps que les arbitres assument.”

Anouk Raes, en tant que capitaine, ne voulait pas rajouter de l’huile sur le feu. “La video montre bien qu’on avait raison, confie-t-elle. Je ne suis pas arbitre et je ne veux pas dire de bêtises. Si je suis arbitre, je ne siffle pas en faveur de l’Espagne sur les deux shoot out. On voit qu’on doit encore grandir dans les shoot out. Aisling a été grande. Elle a géré. Je suis désolé que certaines aient failli pour mettre la balle au fond. On n’a pas à rougir du match.”

Les mots et les félicitations de Berta Bonastre n’ont pas suffi à calmer les Panthers qui n’ont pas livré leur meilleur match lors de ce cross-over. Dominées par la technique espagnole, les Reds ont encore fait appel au service de leur défense. Emmenée par une Stéphanie Vanden Borre qui a pris tous les coups, la ligne arrière a si bien tenu le choc qu’Aisling D’Hooghe n’a pas eu beaucoup de boulot à l’exception de sa parade à la 30e minute face à deux attaquantes.

Comme attendu, la rencontre a été très fermée avec des périodes de domination belge. La keeper Ruiz n’a pas non plus été fort inquiétée. Elle a dû détourner une volée cadrée de Raes et un sleep de Vanden Borre.

Hier soir, l’équipe n’avait pas le coeur à voir les enseignements positifs de ce Mondial qui reste une réussite. En effet, les protégées de Niels Thijssen ont survécu à la phase de poule avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon en soignant la manière. Tel est le principal enseignement de cette équipe qui a fait un grand pas en avant. Désormais, les Belges ont atteint le niveau supérieur en osant poser un jeu offensif contre des nations mieux classées qu’elles. Elles ne sont plus qu’une équipe défensive. L’avenir appartient à cette équipe qu’on attend avec impatience lors des matches de Pro League.