Hockey Les Belges ont battu en deux jours les champions olympiques et l’Espagne.

Les Red Lions ont parfaitement géré leur premier week-end de la phase finale de World League à Bhubaneswar. En 48 heures, ils ont battu les champions olympiques argentins (3-2) et l’Espagne, 9e nation mondiale (5-0).

Lors des deux matches, les Belges, qui ont imposé leur jeu, étaient les maîtres du Kalinga Stadium. La différence des scores trouve son origine dans l’efficacité de la ligne offensive. Avec 21 pénétrations dans le cercle (contre 5 pour les Argentins), les Lions avaient galvaudé beaucoup d’occasions. Dimanche, ils ont rectifié le tir face à l’Espagne en plantant 5 buts avec 22 pénétrations contre… 16. Florent van Aubel avait déjà ouvert la voie après 3 minutes. Sur une percée du capitaine Thomas Briels, Flo interceptait la balle devant le gardien Cortes et la poussait dans un trou de souris.

"Face à l’Espagne, nous avons proposé un meilleur jeu que celui de samedi", soulignait l’attaquant. Il ne criait pas victoire pour autant. Ces Red Lions ne se reposent jamais sur… leurs médailles.

"Nous avons grandi, mais il reste du boulot. On adore avoir la possession de balle et diriger le jeu. Par moments, on a trop laissé la balle à l’Espagne." Le moment en question, c’est le 3e quart durant lequel le rythme du match a baissé alors que le score affichait 1-0. Sans que l’Espagne ne soit dangereuse, les Belges ont baissé de niveau, mais ils ont quand même marqué leur deuxième but. Le sleep de Luypaert était placé à ras du poteau côté stick.

Le sleeper du Brax l’ignorait encore, mais il allait marquer trois buts en 20 minutes : deux pc assez semblables et un stroke au même endroit. Comme van Aubel, Luypaert ne s’enflammait pas. "On peut encore faire mieux à la balle. Nos choix n’étaient pas nets. On soignera cet aspect. En dehors de cet aspect, nous sortons un bon match. La défense fait le job. L’attaque marque des goals de champ et sur pc. Tout va bien. Ne soyons pas négatifs."

Boon et Luypaert portent la responsabilité sur les pc offensifs. Après deux matches, ils tournent à une moyenne de 4 buts sur 7 pc, soit 60 % tout en sachant que Van Doren a dû en tirer un qui était mal donné et qu’un autre sleep avait amené un pc victorieux. En d’autres mots, seul le sleep non cadré de Boon contre l’Espagne n’a rien donné.

"On connaît l’importance des pc", poursuit le défenseur du Brax. "Nous avons mis un gros focus pour ne pas en concéder trop car chaque grande nation possède un grand sleeper. Nos adversaires savent qu’un pc contre nous se mérite. En deux matches, nous n’en avons concédé que deux. En revanche, nous en avons provoqué plus."

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