Hockey

Les Belges lanceront leur deuxième Coupe du monde, qui se dispute à Londres dans la célèbre Lee Valley Hockey and Tennis Centre, ce dimanche à 19h (20h, heure belge) face à la Nouvelle-Zélande.

Moins d’un an après leur conquête du titre de vice-championnes d’Europe, les Red Panthers partent un peu moins dans l’inconnue. En plus, elles ont battu la Nouvelle-Zélande (1-0) en juin 2017 lors d’un match de poule de demi-finale de World League.

“J’en garde un bon souvenir”, confie l’unique buteuse de la rencontre, Anouk Raes. “Ce succès nous avait bien mis dans le tournoi même si la suite ne s’était pas passée comme prévu.”

A La Rasante, les Panthers, qui sortait d’un vide de 2 ans, avaient montré de nets progrès physiques ainsi qu’une capacité à défendre en bloc. Ces deux qualités seront encore de sortie ce dimanche sur les bords de la Tamise. “Avant ce match à Bruxelles, nous n’avions jamais battu les Néo-Zélandaises. Ce succès nous procure un bon feeling en vue de dimanche. Nous ne partirons évidemment pas avec l’étiquette de favorites, mais nous nous battrons avec nos armes. Nous les connaissons très bien. Nous les avons étudiées. Elles n’ont pas beaucoup de défauts.”

Comme les Australiennes, les Néo-Zélandaises imposent d’abord un défi physique à leurs adversaires. Les Belges sont prévenues.

“Physiquement, elles sont puissantes. Elles sont bien en place”, poursuit la capitaine qui refuse d’être impressionnée. “Nous avons les moyens de les embêter. Nous démarrons cette compétition avec un état d’esprit simple : nous pouvons gagner contre tout le monde, mais nous pouvons aussi perdre contre tout le monde. A nous de gagner.”

Cette confiance qui habitude ce noyau trouve son origine dans l’exceptionnelle campagne d’Amstelveen où les Reds ont vécu un Euro presque parfait. Tout le puzzle s’était mis en place avec une efficacité redoutable.

“Lors des Championnats d’Europe, nous étions loin d’être candidates à une finale. Nous l’avons fait. Nous voulons rester dans ce même état d’esprit. Pour y arriver, il faudra d’abord défendre méga bien sans oublier d’être créatives. Nous devrons oser jouer vers l’avant. Je le répète. Nous avons les qualités pour emm… tout le monde.”

L’optimisme est de mise car Amstelveen a donné une expérience à toutes les jeunes qui ont déjà pris une belle place dans l’équipe. “Les plus vieilles, aussi, sont reparties plus fortes d’Amstelveen. Nous avions besoin de cette médaille.” Onze mois plus tard, seule Maureen Beernaert a quitté la sélection, remplacée par Emma Puvrez.

La Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Japon ne sont pas des oiseaux pour le chat. Les Belges sont prêtes à souffrir lors de ces trois combats de géants. “Le tirage n’est peut-être pas idéal, mais il ne faut pas oublier que nous ne sommes que 13e mondiales. Nous savions que nous hériterions de solides adversaires.”

La clef de la qualif sera de battre le Japon. “Les Japonaises sont en pleine ascension car elles préparent leurs JO en 2020. Elles s’investissent beaucoup. On peut les battre. Nous sortons de 10 mois de préparation. Notre noyau est stable. Nous avons pris de l’expérience.”

Mondial oblige, les Belges sont tombées dans une poule sans nation européenne ce qui est rare. “Cela ne change rien. Les nations asiatiques nous ont joué des tours par le passé. Il est clair que le Japon développe un jeu différent que l’Allemagne. Nous avons étudié nos trois adversaires.”

Arrivées à Londres jeudi, les Red Panthers sont surtout impatientes de se frotter au top mondial pour mesurer tout le chemin parcouru depuis 2 ans.