Hockey

Julien Schoo Ians est évidemment loin d’être un inconnu dans le hockey belge. Quoiqu’il ne soit pas issu d’une famille de hockeyeurs, il y joue depuis ses 5 ans ! Entre-temps, il a gravi tous les échelons du hockey national. Battu au départage la saison dernière par Manu Leroy au challenge Dita des gardiens, il vient d’intégrer en septembre, à 25 ans, le noyau de l’équipe nationale. Rencontre avec un garçon éminemment sympathique.

"Mes parents étant nivellois, j’ai tout naturellement commencé ma carrière au Pingouin. J’ai encore joué avec Gaël Raes quand j’avais cinq ans et les rencontrer, comme dimanche dernier, c’est toujours un moment spécial pour moi ! Après ma période de junior au Pingouin, il n’y avait hélas de place ni en première, ni en réserve. Juste en mineure 4... J’ai alors émigré à Uccle où j’ai été doublure de "Noun" Moraux. J’y ai peu joué mais beaucoup appris. Ensuite, j’ai signé au White Star (en alternance avec Vincent Vanasch) puis au Waterloo Ducks (doublure de Cédric De Greve) avant de décider que j’avais assez fait banquette. C’est ma 4e saison au Wellington, se présente-t-il. Mon autre passion, outre le hockey, c’est l’architecture. Ce n’est pas qu’un métier ou des études, c’est créatif et artistique. J’ai terminé l’an dernier un master en restauration du patrimoine."

Ses performances ont attiré les regards, y compris, donc, du staff de l’équipe nationale. "Oui, bien sûr, c’est flatteur, mais j’essaie de ne pas jouer pour cela. Il faut d’abord jouer pour le plaisir, être reconnu par mon coach et par mon club. Si après cela on suscite de l’intérêt auprès du public et de la presse, c’est du bonus."

Ses qualités et défauts ? Il réfléchit un peu pour nous brosser le tableau. "Je suis un travailleur. En sport, je crois davantage dans les vertus du travail que dans celles du talent. Je pense être un bon organisateur de ma défense et j’ai appris à gérer la pression. Mes études m’ont beaucoup aidé pour cela. En "archi", on passe parfois 72 heures sans dormir pour se faire ensuite démolir par des gens qui sont bien frais le matin. Je travaille aussi avec un préparateur mental, que je paye moi-même. Au départ, j’étais un grand nerveux. Parmi mes défauts, je crois que je suis trop perfectionniste, y compris avec mes coéquipiers, qui doivent parfois me trouver désagréable ; je suis d’un naturel assez désorganisé et je suis mauvais perdant. Heureusement Tania, ma compagne depuis huit ans, arrive à bien me canaliser à ce niveau. A elle, ainsi qu’à mes parents qui m’ont toujours permis d’assouvir mes deux passions, je voudrais ici exprimer ma gratitude."

Au Wellington, Julien bénéficie d’une belle vitrine, vu qu’il doit intervenir plus souvent qu’un Jeremy Gucassoff au Racing. "Nos débuts sont difficiles mais le groupe a mûri et n’a pas été fondamentalement bouleversé. En fin de saison, je suis certain que nous pouvons viser le Top 6", pronostique-t-il. "Dans ce championnat, je crois que quelques équipes comme le Dragons, Waterloo ou le Racing sont nettement plus fortes que les autres, mais que, pour le reste, tout le monde peut battre tout le monde. Chaque match devra donc être disputé à fond", conclut-il.