"Soyons objectifs : le Well est à sa place"

Thomas Lejeune Debarre Publié le - Mis à jour le

Hockey Entretien

Sans langue de bois, Amaury Decock, qui a remonté la chaussée de Waterloo cet été pour revenir au Well, analyse les performances de sa nouvelle équipe. Des performances pas du tout à la hauteur des espérances, puisque les Ucclois ne comptabilisent que 4 maigres points. Pour une équipe qui s’est renforcée sous la baguette d’un coach aussi renommé que Oriol Alcaraz, et qui s’attendait à passer un championnat loin de la zone rouge, on peut dire que la situation actuelle soulève des interrogations.

Le Wellington s’est renforcé cet été et ambitionnait un top 6. Avec une 11e place, le bilan actuel ne peut être que négatif, on imagine ?

Ne nous voilons pas la face : nos ambitions doivent être revues à la baisse. Le bilan est effectivement négatif, tant offensivement que défensivement. Pour autant, soyons objectifs : le Well est à sa place !

Vous accusez également les absences pour blessure de Xavier Brooke et Agustin Corradini ?

Cela ne peut pas être une excuse. Car si leurs absences compliquent en effet les choses, elles n’expliquent pas tout.

Quelles sont alors les raisons de ce maigre bilan en championnat (4 points sur 24) ?

Sur les pc défensifs, nous encaissons beaucoup trop, et sur pc offensif nous marquons beaucoup trop peu. Avec une moyenne actuelle de 1 pc converti sur 6, on peut difficilement prétendre à mieux. Et puis, bien sûr, les résultats négatifs s’accumulant, une spirale négative s’installe.

Il y a tout de même des choses positives au Well ?

Bien sûr, tout n’est pas mauvais. Mais le bon a souvent alterné avec le mauvais, de telle sorte que nous sommes les champions de l’irrégularité, parfois même entre la première et la seconde mi-temps.

Contre l’Héraklès, vous avez gaspillé une belle opportunité de vous donner de l’air...

Oui, et dimanche, nous avons été suffisants. On est rentré sur le terrain sans la hargne nécessaire pour un match à 6 points. Ouvrir la marque ne suffit pas quand vous êtes deuxièmes dans les duels. Nous avons commis des erreurs de jeunesse, ce qui est paradoxal, puisque les joueurs comptent une saison de plus en DH, et ne commettaient pas ce genre de fautes il y a quelques mois. En fait, dimanche, c’était la conjugaison de notre cercle infernal, et de la spirale positive qui débute à Edegem.

Hormis la victoire sur le Pingouin, le Well a perdu énormément de points face à ses concurrents directs. Il faudra donc récupérer ces points contre les ténors...

Exactement. Il va falloir sortir de cette spirale négative, retrouver une certaine confiance, et gagner des points là où on ne nous attend pas ! La saison dernière, ce noyau en était capable. Cette année, nous n’avons pas le choix : nous devrons créer la surprise. Sans négliger les confrontations directes.

Comment une équipe qui engrange les contre-performances, peut-elle subitement inverser la tendance et gagner des matches contre des adversaires à sa portée sur le papier ?

C’est très, très difficile. Personnellement, j’essaie d’insuffler à mes coéquipiers toute ma hargne, toute mon envie, et d’encourager le groupe. Sur le plan collectif, les entraînements sont de plus en plus durs, signe que le staff a conscience des problèmes, et s’emploie à les corriger. Ceci dit, l’équipe n’est pas spécialement plus régulière aux entraînements qu’aux matches. Il y a donc encore beaucoup de travail !

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