Hockey

A 22 ans, il vit déjà sa sixième saison en Red Lions. Arthur Van Doren est un extraterrestre dans le monde du stick.

Mardi, 11h au château Duin en Kruidberg à Santpoort. Les Red Lions terminent leur petit-déjeuner sur la terrasse ensoleillée. Les images de la victoire historique contre les Pays-Bas (5-0) défilent toujours dans leur tête. Leurs exploits rythment les discussions. "Je suis fatigué, mais c’est normal", confie l’extraterrestre Arthur Van Doren qui a déjà séduit les plus grands entraîneurs alors qu’il n’a que 22 ans. "Je n’ai pas encore reçu toutes les données, mais je sens que j’ai couru nettement plus que d’habitude. En moyenne, je parcoure 7-8 kilomètres en 48 minutes." En d’autres mots, il a parcouru avant-hier près de 180 mètres par minute de jeu !

Après avoir mangé les barres protéinées, pris un bain de glace, discuté avec la presse puis avec sa famille, le roi des Lions a quitté le stade à 23h15. "Nous avons ensuite mangé ensemble avant de rejoindre nos chambres à minuit. Avec Pino (Loïck Luypart), nous avons encore discuté pour nous calmer. Il était deux heures quand nous avons enfin trouvé le sommeil." Ce matin, il mangeait à 10h30. "J’avais déjà regardé tout le match. Nous avons très bien joué. La victoire est méritée. Nous donnons trop de pc gratuitement. Quand les Pays-Bas ont joué leur va-tout en fin de match, nous ne gardons pas assez la balle, mais nous avions toujours un stick dans le chemin."

Gestion mentale : Comment redescendre sur terre après un tel succès ?

Ils en sont tous conscients. Le tournoi est encore long. Le succès de lundi soir n’offre aucune médaille. "Ce n’était qu’un match de phase de poule", tempère Arthur Van Doren. "Nous sommes venus pour beaucoup plus. Le pas était bon, mais le chemin est encore long. Nous voulons battre l’Espagne pour nous mettre en bonne position. Nous pouvons suivre l’autre poule où nous devrions affronter l’Irlande ou l’Angleterre. Nous discutons entre joueurs pour garder les pieds sur terre. Nous avons une certaine expérience. Si tu t’emballes, tu es certain de te griller. Les Pays-Bas, aidés par les médias, se sont enflammés après le 7-1 contre l’Espagne. Nous sentions qu’ils planaient. Les médias parlaient déjà des Belges qui finiraient deuxième. Au final, on les bat (5-0) 24 heures plus tard."