Hockey

ANALYSE

Ce n'était certes pas totalement imprévisible, mais en attendant c'est un fait : les amateurs de hockey ont l'impression - pour ceux qui ont connu cette époque en tout cas - de se retrouver vingt ans en arrière, lorsque le hockey était essentiellement une affaire uccloise et que les confrontations entre les frères ennemis («ceux du haut» et «ceux du bas») drainaient les foules entre l'avenue Dupuich et la chaussée de Ruisbroek.

Cela fait très longtemps qu'Uccle et le Léo n'ont plus partagé la tête du classement (il faut remonter au milieu des années 80) et devinez ce que le calendrier nous a concocté pour la semaine prochaine? Juste : un bon vieil Uccle-Léo de derrière les fagots. Un match où il faudra venir à l'heure pour ne pas devoir se garer à des kilomètres !

Ces deux équipes devancent un quintette qui comprend, en rangs d'oignons, les trois équipes anversoises (Beerschot, Héraklès et Dragons) ainsi que la très attendue Orée et le beaucoup plus surprenant Watducks.

Le White Star et le Wellington, qui ont tous deux conquis leurs premiers points ce dimanche, quittent la dernière place où traînent trois clubs de province : Louvain, la Gantoise et Malines.

Qu'Uccle et le Léo soient en tête n'est pas si surprenant. Les Ucclois ont eu un programme «léger» (sans pour autant balayer tout sur leur passage) et le Léo s'est produit deux fois à domicile contre des équipes déforcées au cours de la période des transferts. Mais au passage, les hommes de Bob Maroye ont aussi été s'imposer chez le champion en titre, qui a prouvé ce week-end qu'il était toujours là et bien là (pour autant que quiconque en ait douté). Sa maîtrise défensive contre le Beerschot avait quelque chose d'impressionnant, à tel point que les Ours ont à peine réussi à se créer une occasion de but sérieuse en deuxième mi-temps !

BON POUR LE MORAL

Après s'être fait surprendre dans le match initial au Watducks et avoir peiné contre le Wellington, l'Orée s'est rassurée sur ses possibilités à l'occasion de ce qui devrait être le match le plus facile de l'année, contre Malines.

Marquer dix buts, voilà qui est assurément bon pour le moral, surtout quand le doute vous tenaille depuis le début de la saison. Après des débuts euphoriques, le Watducks a perdu ses premières plumes ce week-end contre un concurrent direct, le Wellington en l'occurrence. Les joueurs de Michel Derweduwen retombent donc les pieds sur terre : le maintien sera une affaire de longue haleine, mais ils auront incontestablement leur chance.

C'est moins clair pour Malines, qui apparaît clairement comme le petit Poucet de la division I, et pour la Gantoise, qui n'a pas encore montré grand-chose mais devrait s'améliorer dans les prochaines semaines. Quant aux Louvanistes, ils ont à nouveau joué la chèvre de Monsieur Seguin contre Uccle. Un petit coup d'oeil au classement montre immédiatement où le bât blesse : avec 2 buts marqués, ils possèdent la plus mauvaise ligne d'attaque de l'élite...

© La Libre Belgique 2001