Omnisports La spécialiste des haies espère conclure en beauté une saison indoor prometteuse.

Tourner la page et avancer. Tel est le credo d’Anne Zagré qui conserve certes un goût amer des Jeux de Rio où, comme quatre ans plus tôt, à Londres, elle a échoué au stade des demi-finales. Une seconde d’inattention sur le sixième obstacle sonna le glas de ses espoirs de finale.

"Rio, c’est toujours assez compliqué", avoue-t-elle. "Ce que je retiens, c’est que j’étais en forme. Pour le reste… Ce fut un moment dur à passer, qui est ancré en moi mais dont j’espère qu’il va m’aider à passer un cap. Vous savez, après ce genre de mésaventure, soit on décide d’abandonner et de rester sur le négatif, soit on décide d’apprendre de ses erreurs et de progresser. J’ai choisi la seconde option. Et finalement, je pense que Rio sera un plus pour la suite de ma carrière."

Solide tout l’hiver, la Bruxelloise, qui fêtera ses 27 ans le 13 mars, a décroché facilement sa qualification pour les Championnats d’Europe indoor et gagné cinq centièmes sur son record personnel, qu’elle a porté à 7.98, le 12 février, à Metz.

"L’hiver devait surtout me servir de transition sur la route des championnats du monde, cet été, à Londres et je n’étais pas trop sûre de vouloir aller à l’Euro. Mais mon chrono de 8.13 pour commencer la saison m’a mise en confiance", avance Anne Zagré. "À partir de là, je me suis dit : ‘On va battre ce record !’ Puis, j’ai couru 8.00, mais je voulais vraiment descendre en dessous de cette barre chronométrique. Mentalement surtout, c’est important. Croyez-moi, après Rio, ces 7.98, c’était une sacrée montée d’émotions ! C’est agréable de voir que le travail paie quand même et que je continue à progresser. C’était l’objectif que je voulais atteindre."