Omnisports

Engagés dans ce qui constitue leur septième édition consécutive à Sotchi, ils sont désormais les athlètes comptant le plus de participations aux Jeux olympiques d’hiver. Sans faire de bruit, Albert Demchenko et Noriaki Kasai, respectivement 42 et 41 ans, se sont taillé une part de choix dans l’histoire olympique, dans des disciplines considérées à risques.

Mieux, le premier, vice-champion à Turin en 2006 puis quatrième quatre ans plus tard à Vancouver, a une nouvelle fois remporté, dimanche, la médaille d’argent (devant l’Italien Armin Zöggeler, âgé pour sa part de… 40 ans et qui monte sur le podium pour la 6e fois en six participations) en luge monoplace ! Une performance qui lui a valu les félicitations de Vladimir Poutine en personne.

"Avant même les Jeux de Vancouver, j’avais décidé que je poursuivrais ma carrière au moins jusqu’à ceux organisés dans mon pays", a expliqué Albert Demchenko, dont la luge a été conçue avec l’aide des techniciens de l’équipe de F1 Marussia. "Je ne sais pas encore de quoi sera fait mon avenir mais je suis, en tout cas, décidé à profiter davantage de ces Jeux olympiques que des précédents", a aussi fait savoir le lugeur, dont la fille de 18 ans a suivi la trajectoire sur le circuit mondial.

Noriaki Kasai n’a, lui, pas goûté aux joies d’un podium mais le Japonais continue à susciter le respect de tous après sa 8e place sur le petit tremplin de saut à ski, une discipline à la moyenne d’âge très jeune et où l’on paie tout excédent de poids. Vainqueur le plus âgé d’une manche de coupe du monde, le vétéran asiatique, qui s’entretient, n’en démord pas : il veut remporter l’or olympique. "Et si ce n’est pas cette fois, j’irai jusqu’aux Jeux de Pyeongchang !"

Baptême olympique

Le saut à ski féminin va prendre une nouvelle dimension, ce mardi, avec ses grands débuts officiels au programme olympique, une première que la Japonaise Sara Takanashi, grande favorite, pourrait marquer de son empreinte. Au vu de la saison, il semblerait presque injuste que cette grande première échappe à Sara Takanashi, 17 ans. Victorieuse de 10 des 13 concours disputés depuis le début de l’hiver en coupe du monde, la Japonaise a toutes les cartes en main pour écrire l’histoire de son sport. "J’ai déjà choisi la tactique que j’allais adopter et je vais la suivre à la lettre. Pour moi, ce ne sera pas un échec si je ne gagne pas la médaille d’or, mais l’or est mon objectif", explique Takanashi.

Six filles, voire plus, peuvent s’approcher d’elle. L’Américaine Sarah Hendrickson, championne du monde 2013, l’Autrichienne Daniela Iraschko-Stolz, la Russe Irina Avvakumova, l’Allemande Carina Vogt et une autre Japonaise, Yuki Ito, auront aussi leur mot à dire.

Toutes les concurrentes saluent, en tout cas, ce bond en avant pour le saut féminin. Dans les années qui avaient précédé les Jeux de Vancouver, en 2010, la bataille juridique avait été jusqu’à la Cour suprême du Canada, le CIO refusant à deux reprises d’inclure l’épreuve au programme olympique, estimant la discipline pas assez concurrentielle. Et si cette fois, les filles s’affrontent sur le tremplin normal (90 m), le grand (120 m), ce sera pour plus tard. (AFP)