Omnisports Après la qualification de Jonathan sur 400 m, ils s’aligneront ensemble à Berlin

À moins d’un coup du sort que personne ne souhaite, Jonathan, Kevin et Dylan Borlée représenteront la Belgique sur 400 m aux prochains championnats d’Europe de Berlin. Encore une première dans la longue et belle histoire familiale ! Depuis l’apparition de Dylan, le plus jeune de la fratrie, sur la scène internationale (c’était en 2013, avec le relais 4x400m, lors des Mondiaux de Moscou), jamais les trois frères ne s’étaient qualifiés simultanément pour les grands championnats de l’été. Lors des deux dernières éditions des championnats d’Europe (2014 et 2016), c’est en effet Julien Watrin qui avait accompagné les jumeaux à Zurich et à Amsterdam sur 400 m tandis que Kevin et Jo avaient été les seuls à se qualifier pour les deux dernières éditions des Mondiaux (Pékin 2015 et Londres 2017) et pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016.

Ce samedi, à Heusden, à l’occasion de son deuxième 400 m à peine de l’année, Jonathan Borlée fut le dernier à accrocher le bon wagon. À une grosse semaine de la fin de la période de qualification, le détenteur du record de Belgique s’est imposé en 45.57. Un chrono qui le place dans le sillage immédiat de ses frères (45.52 pour Kevin et 45.55 pour Dylan) mais, ne l’oublions pas, c’est bien Jonathan Sacoor, le champion du monde juniors de 18 ans, qui est actuellement l’athlète belge le plus rapide sur la distance (45.03). Et c’est en vertu de l’absence de ce dernier - "pour ne pas le brûler" dixit son entraîneur, Jacques Borlée - que Jonathan tient aujourd’hui la 3e et dernière place qualificative.

Mais là n’était pas le plus important pour l’intéressé. "Je suis surtout satisfait du chrono parce que le vent était tournant et on l’a pris de face dans la dernière ligne droite. Je me suis même dit pendant la course qu’il allait me coûter la qualification", explique l’athlète du Royal Racing Club de Bruxelles, qui avait vu sa saison s’interrompre à la mi-juin après une fracture au coude. "Du stress ? Non, franchement, je n’ai jamais fait une fixation sur le chrono ou sur la date butoir. Après Liège, j’ai un peu gambergé parce que j’avais l’impression de ne plus savoir ce que je faisais, mais j’ai retrouvé de la sérénité et j’ai continué à travailler. Tout n’est pas encore parfait, loin s’en faut - j’ai encore un problème de résistance - mais cette course m’a fait du bien."

Pour Jonathan comme pour ses frères (45.67 pour Kevin, 2e ce samedi, et 46.04 pour Dylan, 4e), place désormais aux réglages...