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L'arrivée de l'étape du jour du Dakar 2018, jeudi à La Paz en Bolivie, a été perturbée par des heurts entre manifestants hostiles au pouvoir et forces de l'ordre, dans le contexte d'un climat social tendu. Près d'une centaine de personnes, avec des slogans et des banderoles hostiles à la venue du rallye-raid, se sont opposées à la police qui a utilisé des bombes au poivre et lacrymogènes pour les disperser, au bord de la route empruntée par les pilotes et l'organisation. L'action n'a cependant pas perturbé la course. Des bouteilles d'eau vides et des chaises ont été jetées en direction d'un véhicule de l'organisation qui ouvrait la parade, a constaté un journaliste de l'AFP. Les premières motos ont été copieusement sifflées aux abords de la cathédrale, avant une nouvelle charge de la police.

Des pétards ont également éclaté dans les rues.

"Nous voulons des hôpitaux, pas le Dakar!" ou "Abrogation du code pénal!", ont chanté les manifestants, hostiles au président Evo Morales, au pouvoir depuis 2006 et qui espère y rester jusqu'en 2025. Evo Morales s'est quant à lui félicité jeudi de l'arrivée de la course dans son pays sur Twitter. "C'est une fierté pour nous de participer à cet événement, qui peut nous intégrer au monde, promouvoir le sport et attirer des touristes."

Des milliers de Boliviens ont également acclamé les pilotes lors de leur passage dans le centre de La Paz, sous la haute surveillance des forces armées.