Édito: La paix dans le monde

Publié le - Mis à jour le

Omnisports

Les pupilles scintillent. Une flamme y danse. La candidate de concours de beauté formule son vœu le plus cher : la paix dans le monde. L’enfant présentant une conférence sur les drapeaux du monde partage cet idéal. Ricanements pour l’une, encouragements pour l’autre. Les belles pensées s’érodent avec le temps. Elles souffrent d’expériences personnelles pénibles mais aussi du réalisme, à l’autel duquel la paix est réduite à un vœu pieux. Nulle part ailleurs qu’aux Jeux olympiques, l’entente entre les peuples ne semble si atteignable. Nulle part ailleurs, l’adversaire n’est considéré avec autant de respect. Nulle part ailleurs, la défaite n’est acceptée avec tant de fair-play. Nulle part ailleurs, les couleurs portées par un supporter inconnu ne suscitent autant la sympathie et l’envie de faire connaissance. Nulle part ailleurs, le sport ne correspond autant à sa définition. Nulle part ailleurs, l’humanité ne ressemble autant à ce qu’elle pourrait être. En dehors de cette parenthèse quadriennale, il est difficile (illusoire est plus approprié) de rassembler des personnes de toutes origines, convictions, confessions, nationalités D’autres réalités prévalent. D’autres règles érodent le rêve.

Le plaisir partagé d’assister à une compétition dans ce que le terme recouvre de plus noble n’indique-t-il pas que la détermination de valeurs et de règles communes est louable ? Que s’accorder sur celles-ci tout en promouvant la différence plutôt que l’uniformité grandit l’Homme.

Pour cela, les Jeux en valent largement la chandelle.

Publicité clickBoxBanner