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Après une première saison avec deux compétitions concurrentes (Euroligue et SuproLigue), le gratin européen du basketball se retrouve à partir de mercredi pour l'Euroligue, une épreuve enfin unique sous l'égide des grands clubs mais sans la participation des instances officielles de la discipline, à savoir la Fédération internationale (FIBA).

La situation de l'année passée ne pouvait perdurer. La SuproLigue de la FIBA et l'Euroligue de l'Union des ligues européennes (ULEB) ne pouvaient pas vivre longtemps chacune de leur côté. Elles devaient s'associer si elles ne voulaient pas mourir toutes les deux dans une cacophonie incompréhensible pour le grand public.

Mais les intérêts des uns (FIBA) avec ceux des autres (ULEB) étaient trop éloignés pour qu'une seule épreuve naisse dans une réelle union. Après l'annonce d'un accord en mai, de nouveaux désaccords sont intervenus (arbitrage, organisation...), et la FIBA a finalement claqué la porte, laissant le «bébé » à son adversaire.

La Fédération internationale se pose pourtant comme la grande perdante. Elle n'a plus son mot à dire dans ce qui apparaît comme la plus importante compétition européenne des clubs de l'histoire du basket. Elle se retrouve à la marge, avec deux épreuves masculines (Korac et Saporta) sans grande valeur pour un sport à la recherche d'une nouvelle légitimité.

Le public aura, lui, tout à y gagner. Car la compétition s'annonce longue et somptueuse. Elle regroupe sans exception toutes les grandes équipes. Elles sont réparties en quatre groupes de huit (10 octobre-13 février), dont les quatre premiers seront reversés en février dans quatre nouveaux groupes. Les vainqueurs disputeront une finale à quatre, du 3 au 5 mai, dans un lieu non encore déterminé.

Sans surprise, le Maccabi Tel Aviv, victorieux de la défunte SuproLigue, le Panathinaïkos d'Athènes, le finaliste, mais aussi le Virtus Bologne (Ita), vainqueur de l'Euroligue, et sa victime, le Taugrès Vitoria (Esp), partent avec l'étiquette de favori. Ils sont d'ailleurs respectivement les têtes d'affiche des groupe A, C, B et D.

Avec ces cylindrées, de nombreux clubs ont de l'ambition. Groupe A: Malaga (Esp) victorieux de la Korac, l'Efes Istanbul (Tur), 3e de la SuproLigue, groupe B: Barcelone (Esp), l'Ulker Istanbul (Tur), groupe C: le CSKA Moscou, le Real Madrid d'Eric Struelens, groupe D: Cibona Zagreb, vainqueur surprise du tournoi européen d'ouverture et l'AEK Athènes, ont les capacités de se retrouver en finale.

Dans ce contexte, les deux clubs belges Ostende et Charleroi ne peuvent entretenir des ambitions démesurées mais bien la prespective de réussir ici où là une «perf ».

Les Spirous, sortis victorieux de le qualification face à Hapoel Jerusalem, accueillent les Polonais de Wroclaw à la Coupole pour le compte du groupe A. Un adversaire à leur portée.

Dans le groupe D, l'entrée en matière des champions de Belgique sera plus délicate au Partizan Belgrade.

Outre Eric Struelens (Real Madrid), un autre joueur belge exilé participera à la compétition: Tomas Van den Spiegel (Skipper Bologne).