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Vendredi dernier, c'est en se baladant avec deux amis dans les dunes de Dubaï que Georges Jobé (46 ans) a été victime d'une très sérieuse chute.

Alors qu'il roulait à faible vitesse, lors d'un freinage, la main gauche de l'ancien champion du monde a glissé du guidon et il a perdu le contrôle de sa direction. Il est passé par-devant sa moto, a frappé violemment le sol de la tête avant de recevoir sa mécanique sur le dos. "Je suis toujours resté conscient, mais j'ai directement senti que je ne pouvais plus bouger, a confié Georges à ses proches. Je ne pouvais accomplir aucun geste, j'avais du mal à respirer. Je n'arrivais même plus à crier."

Transféré à l'hôpital local, il y est resté quatre jours avant d'être rapatrié par avion, mardi soir, au CHU de Liège où l'on diagnostiquait un tassement de la moelle épinière.

Après une nuit aux soins intensifs, George Jobé a été transféré en chambre. Si son côté droit est complètement paralysé, le Liégeois a retrouvé une bonne partie de ses sensations dans la jambe et le bras gauches. Bien que très faible - il s'est très peu alimenté depuis son accident -, il garde le moral et veut se battre pour retrouver l'entièreté de ses sensations. Cette volonté, il en fit preuve tout au long de sa carrière.

Une carrière qui lui permit, à 19 ans, de devenir le plus jeune champion du monde de motocross, de conquérir cinq titres mondiaux (deux en 250 cc avec Suzuki et trois en 500 cc avec Honda), neuf titres nationaux et d'être élu par deux fois Sportif de l'année (1987 et 1992). Ainsi, pendant 12 saisons, le Liégeois fut au sommet avant de raccrocher en 1992, année de son tout dernier sacre.

Ce n'est pas pour autant qu'il quitta le monde du motocross, car il monta alors son propre "team" afin d'aider les jeunes pilotes. Voici deux ans encore, il conseillait les représentants officiels de l'usine KTM officiant au Mondial MX1. Il se lança également dans l'organisation d'événements et mit notamment sur pied des épreuves de cross dans les sables du Qatar.

A l'heure actuelle, si Georges Jobé n'a besoin d'aucun support vital pour respirer ou s'alimenter, on ne sait pas s'il devra subir une opération chirurgicale. La décision devrait être prise incessamment.

© La Libre Belgique 2007