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Après avoir écarté le Néerlandais Korrel, n°2 mondial, en demi, le Bruxellois a été battu par le Russe Ilyasov, n°20, en finale.

Toma Nikiforov a dû se satisfaire de la médaille d'argent, ce dimanche, en Russie, où il n'a été battu qu'en finale par le Russe Ilyasov, ne parvenant pas à prendre sa revanche de l'an dernier, quand il avait été sorti d'emblée par celui qui est désormais n°20 mondial. Notre compatriote n'a donc pu évacuer toutes ces récentes frustrations.

Celle d'octobre 2017 et Abou Dhabi où il fut privé de l'or par une décision arbitrale douteuse au profit du... Russe Bilalov. Celle, aussi, de début février et Paris où il fut éliminé d'emblée par le Mongol Lkhagvasuren. Celle, enfin, de fin février et Düsseldorf où il fut battu pour le bronze par son pote portugais Fonseca. Dommage parce que Toma a encore prouvé qu'il émanait aux meilleurs mondiaux, attaquant sans cesse, le Russe profitant de son tempérament offensif pour le contrer, au sol d'abord, debout ensuite. Toma ne l'avait rencontré qu'une fois jusqu'ici, l'an dernier, à... Ekaterinbourg déjà ! Nul doute qu'il ruminera encore, mais qu'il apprendra de cette défaite.

Auparavant, notre compatriote avait signé un superbe bel exploit en éliminant, en demi-finale, l'arrogant Néerlandais Korrel, n°2 mondial et vainqueur du récent Tournoi de Paris ! Après sa prometteuse victoire à l'Open de Visé face à l'Allemand Frey, Toma n'était toujours pas monté sur un podium international cette saison après son élimination précoce dans la capitale française et sa douloureuse défaite pour le bronze à Düsseldorf.

Exempté du tour initial, comme les huit têtes de série de ce Grand Chelem, Toma a pris une éclatante revanche sur le Mongol Lkhagvasuren, son vainqueur parisien. Cette fois, le Bruxellois ne s'est pas laissé entraîner dans un combat trop tactique, à la limite de la lutte, plaçant un mouvement imparable après 1'43, qui laissa le Mongol pantois tandis que notre compatriote quittait le tatami le poing serré en signe de satisfaction.

En quarts de finale, Toma Nikiforov retrouva le Letton Borodavko contre lequel il n'avait plus combattu depuis... 2014. Avec un bilan de quatre victoires à une, Toma avait un a priori favorable, qu'il confirma très rapidement en étranglant son adversaire, lequel abandonna et ne se releva que péniblement pour saluer son vainqueur ! Deux victoires sans appel avant d'écarter le Néerlandais Korrel sur un autre mouvement implacable.