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L'Hatikvah, l'hymne du judoka israélien de 25 ans Tal Flicker, le plus fort dans la classe des 66 kilos dimanche au Grand Chelem d'Abu Dhabi, n'a pas été joué pour des raisons politiques. Le drapeau israélien n'a pas été hissé non plus. Tout comme beaucoup de pays arabes, les Emirats Arabes Unis n'ont pas de liens diplomatiques avec Israël.

La fédération internationale de judo avait insisté en vain auprès de l'organisation du tournoi pour laisser les Israéliens participer avec leurs propres symboles nationaux. Même l'abréviation ISR ne fut utilisée nulle part. Les athlètes israéliens ont participé sous la bannière de la Fédération Internationale de judo.

Alors que Flicker a reçu son or, l'hymne de l'IJF a été joué. Flicker a chanté l'Hatikvah sur le podium. "La chanson qu'ils ont diffusée était juste un bruit de fond pour moi. J'ai chanté l'hymne national de tout mon coeur.", a-t-il déclaré.

Un incident avait déjà été observé samedi à Abu Dhabi. La Marocaine Aziz Shakir, après une défaite, avait en effet refusé de serrer la main de l'Israélienne Shira Rishoni.

Les judokas israéliens ont également remporté quatre médailles de bronze à Abu Dhabi, un des plus importants tournoi de l'année après l'Euro et le Mondial.