Hippisme : la vieille dame fait toujours recette

Christian Simonart Publié le - Mis à jour le

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Routes barrées, forces de l’ordre à tous les coins de rue, voitures par centaines, parkings improvisés L’entrée dans Waregem ne laisse planer aucun doute sur l’importance de l’événement qui se déroule chaque année le dernier mardi du mois d’août. Véritable institution, Waregem Koerse trouve ses origines en 1847 et a, depuis, réussi à traverser les époques et les crises rencontrées par le milieu des courses en Belgique. "Waregem est un cas à part", signale à cet égard Thierry Storme, le vice-président de Waregem Koerse. "L’événement a toujours fonctionné car nous sommes obligés d’organiser une seule réunion par an. C’est évidemment plus facile que pour d’autres hippodromes qui doivent en organiser durant toute l’année, et cela peut expliquer pourquoi nous n’avons pas vraiment connu la crise. Qui plus est, depuis une quarantaine d’années, la majorité des chevaux engagés lors de Waregem Koerse sont Français. Notre événement jouit donc d’une belle reconnaissance dans l’Hexagone où il est d’ailleurs retransmis en direct à la télévision depuis plusieurs années. Nous sommes donc un peu en dehors du milieu belge des courses mais nous pouvons lui servir de moteur."

Quoi qu’il en soit, l’édition 2012 de Waregem Koerse a confirmé son incroyable popularité auprès du grand public. Près de 40 000 personnes se sont en effet pressées sur l’hippodrome du Gaverbeek pour assister aux huit courses de la réunion. Parmi ces dernières, l’incontournable de la journée, celle qui déplace les foules : le Grand Steeple-Chase de Flandre ! Disputé sur une longueur de 4 600 mètres, long de 25 obstacles à franchir et doté de 95 000 euros, il mérite à lui seul le déplacement dans la cité flandrienne pour le spectacle qu’il propose et l’ambiance qu’il provoque dans les travées d’un hippodrome noir de monde.

"On ne voit ça nulle part ailleurs, même en France. On est réellement transportés par le public durant tout le parcours", souligne d’emblée Jérôme Zuliani.

De part sa victoire hier après-midi sur la selle de Martalin, le jockey français n’est sans doute pas le plus neutre au moment d’évoquer les qualités de Waregem Koerse. Il n’empêche, son témoignage en dit assez sur l’attrait de la réunion flandrienne en général et du Grand Steeple-Chase en particulier. Onze chevaux triés sur le volet - des chevaux de 6 ans ou plus ayant déjà gagné sur une épreuve comparable et s’étant classés dans les cinq premiers depuis le 1er juillet 2011 - se sont affrontés sur l’hippodrome du Gaverbeek pour espérer prendre la succession de Royal Fou, victorieux en 2011. "Il devait lui aussi tenter sa chance cette année mais il a eu un petit souci et nous l’avons remplacé par un autre cheval en dernière minute", signalait-on au sein de l’Ecurie des Dunes, propriétaire du cheval. Celui-ci a donc été remplacé au pied levé par Martalin, et avec la même réussite. Une véritable performance alors que d’autres (Pop Island et Satin Light notamment) faisaient davantage office de favoris. "J’avais déjà gagné ici, à Waregem, mais c’est la première fois que je remporte le Grand Steeple-Chase", déclarait Jérôme Zuliani. "Je savais que j’avais de bonnes chances car Martalin est un bon cheval. Il a déjà obtenu plusieurs podiums sur haies mais fallait-il encore qu’il s’adapte à Waregem et au steeple, épreuve dans laquelle il n’a pas encore une grande expérience. Mais tout s’est bien passé. Nous avons su éviter les coups et nous avons bénéficié d’une bonne dose de chance."

Non content de repartir dans le Nord-Ouest de la France avec le Grand Steeple-Chase, Jérôme Zuliani s’est également imposé dans la course suivante avec Tomcat de Kerser, un autre cheval de l’Ecurie des Dunes.

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