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Ilse Heylen a décroché, dimanche en fin d'après-midi, la seconde médaille belge, la deuxième de bronze, de la 28e olympiade en s'imposant dans la la petite finale du tournoi de judo des moins de 52 kg face à la Française Annabelle Euranie, vice-championne du monde, en prolongations.

Elle décroche ainsi, devant Jacques Rogge, présent dans la salle, la 10e médaille de l'histoire du judo belge, la 7e de bronze.

A l'occasion de la petite finale, l'athlète de Wilrijk faisait face à une judoka bien plus grande, d'où une difficulté plus grande pour elle de prendre la garde adverse. Annabelle Euranie, surprise des championnats du monde de l'an dernier, est surtout connue pour un mouvement qu'elle domine: uchi-mata. "Nous avions préparé spécialement Ilse pour ce combat parce qu'elle a un judo particulier", précise Alexander Jaskevitch, l'entraîneur national.

Dans le combat, l'arbitre sanctionna rapidement la Belge qui tentait d'éviter l'arme adverse. Une seconde plus tard, elle réagissait agressivement et revenait à égalité en prenant un koka. "Il le fallait pour gonfler ma confiance et ne pas faire grandir la sienne", explique Ilse Heylen.

Le reste du combat sera une lutte entre la Belge, essayant par trois fois de réussir une clé de bras et une Française ne tentant finalement pas grand chose d'autre que ce qu'elle sait faire.

Au terme des cinq minutes, les deux jeunes femmes étaient à égalité au score même si aux points, les juges auraient pu donner la victoire à la judokate européenne de l'année. La nouvelle règle prévoit, dans ce cas, une prolongation, le premier marquant un point s'imposant.

Ilse Heylen sortait un tae-otoschi que le juge central ne relevait pas au contraire des deux juges de coin. Le second koka était là avec la médaille.

Le bronze olympique vient ainsi clôturer une saison exemplaire au cours de laquelle, à 27 ans, elle a remporté deux tournois A et décroché l'Argent à l'Euro de Bucarest. "Mais ceci est au-dessus de tout. Les Jeux, c'est l'épreuve suprême, qui ne revient que tous les quatres ans", commente celle qui s'était vu barrer deux olympiades par Inge Clément puis Ann Simons.

Elle aurait peut-être pu revendiquer plus puisque son combat perdu face à la Cubaine Amarilys Savon, championne du monde, tourna à son désavantage suite à une pénalité qui n'aurait peut-être pas dû être ou alors l'être aussi dans l'autre camp auparavant.

Ilse Heylen, apparue très concentrée tout au long du tournoi, aurait pu ne pas se relever de cette défaite. Elle en a finalement peut-être profité pour revenir plus forte.

Au premier tour, la Flandrienne n'avait pas laissé la moindre chance à la Malgache Naina Cecilia Ravaorisoa, battue en 30 secondes. La Kazakh Sholpan Kaliyeva n'avait ensuite guère plus résisté. Puis vint le match face à Savon. En repêchages, elle avait battu la Suédoise Sanna Askelof sur une immobilisation, puis la Britannique Georgina Singleton.