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Voici tous les résultats à retenir de cette nuit olympique du côté de Pyeongchang.


Marie Martinod, 33 ans et double argent

Elle a vraiment bien fait de sortir de sa retraite. La Française Marie Martinod a décroché mardi à 33 ans et sous les yeux de sa fille une deuxième médaille d'argent olympique après celle remportée à Sotchi dans la foulée d'un break de presque six ans. La petite Mélirose, huit ans, était déjà là en 2014 en Russie, mais elle n'avait sans doute pas tenu un rôle aussi décisif que mardi. Car si elle est restée muette devant les journalistes, Mélirose avait su auparavant trouver les mots pour motiver sa mère.

"Avant la compète, elle m'avait dit: +Maman, tu vas toutes les défoncer !+", rigolait la skieuse de La Plagne après cette nouvelle médaille d'argent. On n'a pas vu beaucoup d'athlètes pères ou de mères de famille au Phoenix Snowpark, où sont distribuées les médailles de disciplines "jeunes". On n'a pas non plus vu beaucoup de médaillés de 33 ans, comme Marie Martinod.

La Française a en fait eu une double vie d'athlète de haut niveau. Très performante très jeune, avec un globe de cristal de la discipline en 2004, elle avait ensuite tout envoyé balader à 22 ans pour ouvrir une boîte de nuit. Et elle n'a repris le ski que six ans plus tard, juste avant Sotchi, après avoir croisé par hasard son ancien entraîneur Grégory Guénet au supermarché. "Un petit détail peut changer ta vie. Bon, moi j'y vais souvent à ce supermarché parce que j'habite à côté. Mais lui il était là juste pour prendre une bouteille de rouge vite fait. On a discuté et ça a déclenché quelque chose", a raconté mardi celle qui est désormais double vice-championne olympique.

L'intouchable saucisse

Mais la skieuse de 22 ans et celle qui a brillé aux Jeux n'est plus la même, ne serait-ce que du fait de la présence de sa fille, qui induit un rapport différent à la prise de risques. "Quand tu es dans un cercle vertueux, qu'elle est là à fond, +allez maman+, ça te pousse. Mais quand tu es dans le cercle vicieux, que ça ne va pas, que tu es au bout de ta vie au fin fond de l'Autriche, à faire de la merde à l'entraînement, tu te dis: +C'est bon, ça sert à rien de prendre ces risques, je rentre+", racontait Martinod à son arrivée à Pyeongchang.

Mais en Corée du Sud, la Française était dans un cercle vertueux. "C'était super cool. On était relax, la pression était là mais elle était gérée. Mes runs s'enfilaient bien. Un moment de grâce où tout le monde est confiant", a-t-elle détaillé. Après un superbe premier passage noté 92.20 points, Martinod a encore amélioré son score au 2e run, avec 92.60 points. Il lui restait alors une dernière chance pour dépasser la Canadienne Cassie Sharp, première des qualifications et qui avait annoncé qu'elle allait faire encore mieux en finale.

"Elle en fait des caisses, cette saucisse", avait plaisanté Martinod lundi. Mais "la saucisse" était intouchable et s'est imposée avec un superbe score de 95.80 points, l'Américaine Brita Sigourney prenant la médaille de bronze (91.60).Pendant que Mélirose, avec son pin's "I love Marie" sur le bonnet, "checkait" la nouvelle championne olympique, Marie Martinod installait un drapeau français sur ses épaules et se dirigeait vers son deuxième podium olympique, le dernier.

"A un moment il faut savoir passer à autre chose. J'ai plein d'autres choses qui m'attendent. Comme vous avez vu, j'ai une bonne étoile, une putain de bonne étoile. Du coup je vais aller faire d'autres trucs, en gardant les pieds dans le sport et dans le ski", a-t-elle expliqué.

Encore une étape de Coupe du Monde et ça sera donc la retraite. La vraie.


Hockey sur glace: les États-Unis, soulagés, vont en quarts de finale

Les États-Unis ont su augmenter leur niveau de jeu quand il le fallait: guère convaincants en phase de poule, ils ont réussi mardi à battre la Slovaquie en barrages (5-1) pour se qualifier en quarts de finale du tournoi de hockey sur glace des Jeux de Pyeongchang.

L'équipe américaine, privée de ses meilleurs joueurs retenus par le championnat NHL, qui a décidé de ne pas faire de pause durant les JO, sera opposée à la République tchèque en quarts. Les États-Unis, avec leurs vedettes, avaient justement battu ces mêmes Tchèques en quarts de finale il y a quatre ans à Sotchi (5-2).

Demi-finalistes en 2014, finalistes lors des Jeux précédents à Vancouver en 2010, les Américains risquaient cette fois d'être éliminés dès les barrages d'accession aux quarts après n'avoir pris que la 3e place de leur groupe en première phase, derrière les athlètes olympiques de Russie et l'étonnante Slovénie.

En trois matches de poule, les joueurs de Tony Granato n'avaient gagné qu'une rencontre (déjà contre la Slovaquie) en n'inscrivant que quatre buts, mais mardi ils ont réussi à marquer cinq fois, une nouvelle fois emmenés par le jeune Ryan Donato.

L'attaquant, qui joue en championnat universitaire avec la prestigieuse université de Harvard, a montré la voie en marquant deux buts. L'étudiant en sociologie de 22 ans, dont le père Ted Donato a longtemps joué en NHL et a terminé 4e aux JO-1992 d'Albertville avec les États-Unis, a marqué à lui seul quatre des neuf buts de son équipe depuis le début du tournoi.

Russie, Suède et le tenant du titre canadien sont aussi déjà qualifiés pour les quarts de finale. Les autres matches de barrage opposent la Corée du Sud à la Finlande, la Slovénie à la Norvège et la Suisse à l'Allemagne.

Le dernier titre des États-Unis remonte à 1980, aux Jeux de Lake Placid où ils avaient notamment réussi le "Miracle sur glace" en battant contre toute attente la grande équipe d'URSS.


Patinage artistique: l'or pour les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir

Les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir ont décroché la médaille d'or de danse sur glace, mardi aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Le couple canadien s'est imposé sur l'air de Moulin Rouge avec 206.7 points, devant les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron (205.28) et les Américains Maia et Alex Shibutani (192.59).

Tessa Virtue et Scott Moir, triples champions du monde (2010, 2012 et 2017), avaient été sacrés champions olympiques une première fois aux Jeux de Vancouver en 2010. Ils avaient pris la médaille d'argent aux Jeux de Sotchi il y a quatre ans.



La finale du Big Air dames avancée de vendredi à jeudi à cause du vent

La finale de l'épreuve féminine de snowboard Big Air, qui fait son entrée cette année au programme olympique, a été avancée à jeudi à cause des forts vents prévus vendredi, ont annoncé mardi les organisateurs des JO de Pyeongchang.

"La finale du snowboard Big Air féminin prévue vendredi a été déplacée pour la sécurité des athlètes et des spectateurs du fait des prévisions de vents forts", explique le comité d'organisation dans un communiqué.