Omnisports Les conditions climatiques ne vont pas aider les Belges qui entrent en piste.

Ça pique. Les visages sont rouges à cause du froid. Et encore, le vent s’est calmé ce jeudi dans l’Est de la Corée du Sud.

C’est justement le vent qui tracasse les snowboardeurs belges. Les spécialistes prévoient des vents soufflant à 45 km/h ce samedi. "Intéressant", plaisante Seppe Smits, notre fer de lance.

Mercredi, ils ont travaillé avec des pointes à 15 km/h et certains étaient déjà déstabilisés. "Avec le vent de face et la neige qui vole, ce n’est pas possible", résume Sebbe De Buck.

Les membres du Team Belgium espèrent qu’aucun risque ne sera pris. "J’espère une adaptation en harmonie avec le sport et qui ne mettra pas en danger les athlètes", annonce Jean-Valère Demard, le coach des snowboardeurs. "Avec des vents à 45 km/h, tu ne démarres pas. Je ne veux pas que mes gars se brisent."

Les différents capitaines d’équipes se sont réunis et se réuniront encore jusqu’au début de la compétition afin de décider d’un report ou non. Les Belges imaginent difficilement un décalage de la compétition mais n’excluent pas qu’elle soit remodélisée. "On ne sait pas encore s’il y aura une demi-finale ou combien de participants seront en finale. Tout dépendra du temps", explique le coach.

Et Seppe Smits de conclure : "Je pense que ça va se dérouler comme d’habitude, on va aller sur place au moment prévu et là, les organisateurs décideront."

Le biathlon gelé

Il a également beaucoup été question des températures extrêmes à l’aube du lancement des JO. "Bah, ce sont les sports d’hiver, non ?", plaisante Seppe Smits, qui confie avoir déjà connu -38 °C en compétition.

Si les snowboardeurs ne sont pas gênés par un mercure qui atteint régulièrement les -15 °C (et même -20 °C en termes de ressenti), les biathlètes en sont les principales victimes.

Étonnamment, ils ne se plaignent pas des doigts. "Cela ne m’empêche pas de tirer", explique Florent Claude. "Moi, j’ai toujours chaud aux mains et froid aux pieds", lance Michael Rösch.

Durant leurs premiers entraînements à PyeongChang, ils ont goûté à des températures ressenties descendant jusqu’à -28 °C. Et ils doivent s’allonger dans la neige. "C’est un gros problème", rit Rösch. "Le vent est impossible à prévoir et la neige est tellement dure que ça ne glisse pas ou presque."

Les organismes travaillent également davantage. "On le sent au niveau de la respiration et du corps. On dépense davantage d’énergie. Ce qui nous fait peut-être perdre un peu de lucidité au tir."