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Forte de sa cinquième place à l’Euro, Loena Hendrickx (18 ans) arrive aux JO avec l’étiquette de fille qui monte dans le milieu du patinage artistique. Premier objectif : se qualifier pour le programme libre de vendredi. "Je suis en confiance après ce que j’ai réalisé à l’Euro."

Celle qui pourrait devenir une grande du patinage mondial n’a pas toujours été aussi confiante. "Il y a encore peu, j’avais les larmes aux yeux jusqu’au moment où je montais sur la glace. J’ai, depuis, appris à gérer mon stress."

Le déclic sur blessure

Talent pur et sportive assidue à l’entraînement, elle a pourtant posé pas mal de soucis à sa coach étant plus jeune. "Je la suis depuis qu’elle a quatre ans, dit Carine Herrygers. Elle était très jouette quand elle était petite. Pas toujours très concentrée. Je lui disais qu’elle allait s’en mordre les doigts en compétition mais elle gagnait quand même toujours."

C’est une blessure aux adducteurs qui a été synonyme de déclic pour elle. "Elle ne sautait pas très haut et n’aimait pas trop s’entraîner. Elle est revenue de blessure et sautait deux fois plus haut d’un coup." La jeune patineuse confirme. "J’ai compris que je devais bosser plus qu’avant. Le patin m’a manqué durant ma blessure. Je ne me plains plus de devoir m’entraîner."

Au point d’être devenue une bête de travail. "Plus que Jorik même, dit la coach. Il est peut-être même devenu un peu jaloux du niveau de sa sœur." De la fratrie, Loena est la plus talentueuse. "Au niveau des sauts, oui, j’ai davantage de maîtrise que lui. Mais il est meilleur artistiquement." Une dernière phrase que Carine Herrygers réfute directement avant de conclure par un souvenir. "J’ai dit à quelqu’un de notre fédération qu’elle irait aux JO. Il m’a ri au nez. Et regardez où en est Loena."