Omnisports Un Mass Start s’apparente à un championnat du monde de cyclisme.

La saison belge de cyclisme reprend ce samedi. Et le Mass Start en patinage de vitesse qui débute à midi lui ressemblera furieusement. Plus qu’une classique, le Mass Start olympique équivaut aux Championnats du Monde en ligne.

Avec Peter Sagan comme plus proche sosie de Bart Swings. Lui aussi sera le seul représentant de son pays dans un peloton qui jouera des coudes.

Sagan parvient toujours à trouver la parade et à combiner avec ses équipiers de Bora-Hansgrohe. Swings devra également le faire et chercher les alliés les plus efficaces à l’avance.

Le choix le plus logique serait de travailler main dans la main avec son équipier norvégien Pedersen ou ses potes du patinage en ligne (lire ci-dessus).

Et comme le triple champion du monde de cyclisme en titre, il aura des possibilités à exploiter et il devra parfois y aller seul, s’accrocher à des patins et jouer son va-tout grâce à son profil ultra-complet.

"Je peux y aller seul, suivre quelqu’un ou finir au sprint", se targue le Belge vraiment bien dans sa tête avant de tenter d’entrer dans l’histoire.

On peut s’attendre à une course divisée entre trois blocs distincts qui ne feront aucune concession : les Néerlandais, les Asiatiques et les patineurs en ligne.

Impossible de dire à l’heure actuelle qui l’emportera. Si tous les favoris parviennent en finale, on pointera le Sud-Coréen Seung-Hoon Lee, le plus titré du plateau en Coupe du Monde, ou encore Joey Mantia (USA), ancien champion du monde comme grands favoris.

Les Néerlandais sont la grande inconnue. Si Sven Kramer, le plus grand champion du patinage de vitesse mais qui ne connaît pas bien le Mass Start, se met au service de Koen Verweij, ça risque de faire très mal.

Bart Swings fait également partie de cette liste. Et en bon Sagan qu’il est, il sera surveillé de près. Tous sauteront dans son sillage pour éviter de le laisser filer. "Ça ne me fait pas peur d’être cité parmi les favoris", lance le Belge.

Le Slovaque a presque toujours réussi à s’en sortir dans une telle adversité et avec une énorme pancarte dans le dos. Bart Swings est prêt à faire de même.

Les alliances de Swings

PYEONGCHANG Pour espérer monter sur le podium, Swings ne devra pas patiner seul mais tenter des alliances avec d’autres. Passage en revue des troupes.

Son copain norvégien : il affirme ne pas encore avoir discuté avec Sverre Lund Pedersen, mais ça se fera avant la course. Le Norvégien et le Belge sont amis et s’entraînent ensemble. Une combine qui pourrait même s’étendre aux autres pays scandinaves.

Son ancien équipier : il pourrait tenter de convaincre Harald Slovos, son ancien équipier de la Stresslessteam, mais cela risque d’être compliqué car il travaille désormais dans la même structure que les Néo-Zélandais et le Suisse Livio Wenger.

Les gars du patin en ligne : il devrait faire jouer ses relations en tant que patineur en ligne mais ne comptera pas sur le soutien d’Alexis Cotin. Le Français va certainement travailler avec son ami italien Andrea Giovannini.

Pas les Néerlandais ni les Asiatiques : les Néerlandais, les Sud-coréens, les Chinois et les Japonais patineront uniquement pour leur propre intérêt.