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Le suicide d'un ouvrier de 23 ans, qui travaillait sur le chantier du stade Olympique de Tokyo, a été reconnu par l'administration comme étant dû à un nombre excessif d'heures de travail, selon l'avocat de sa famille. Ce drame fait partie d'une série de cas similaires mis au jour ces derniers mois au Japon dans différents secteurs. Le jeune ouvrier en bâtiment, qui avait été engagé en décembre, avait accumulé 200 heures supplémentaires sur le mois ayant précédé la découverte de son corps en avril.

Le bureau du Travail, qui dépend du ministère du Travail et de la Santé, a conclu que le jeune homme était devenu mentalement malade "en raison d'heures de travail excessives sur le stade Olympique", a déclaré l'avocat Hiroshi Kawahito dans un communiqué envoyé à l'AFP.

Le jeune homme, dont le nom n'est pas dévoilé, a disparu en mars, laissant un mot où il disait avoir "atteint la limite physique et mentale". Ses parents avaient déposé en juillet une demande de dédommagements. Ils avaient aussi exigé auprès du gouvernement que la perte de leur fils soit reconnue en tant que cas de "karoshi" ou mort par excès de travail, dont sont victimes des centaines de personnes par an dans l'archipel, terrassées par une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou poussées au désespoir.

Le Japon édifie à marche forcée le principal site de la plus grande compétition sportive mondiale, après des déconvenues qui ont retardé la construction de cet équipement.

La durée légale de travail est au Japon de 40 heures par semaine, complétée par un plafond théorique de 45 heures supplémentaires par mois qui vole en éclats quand existe un accord d'entreprise.