Omnisports Julie Vanhoo exprimait toute la joie des Cats.

Que dire après cette démonstration au terme de laquelle les Belgian Cats ont détruit une équipe de France réputée pour sa défense intransigeante, accédant ainsi aux demi-finales du premier Championnat du Monde auquel elles participaient ? "C’est un rêve, demain on joue les Américaines. Je vais me retrouver face à Diana Taurasi qui était mon idole il y a cinq ans dans ma chambre de gamine", résumait Julie Allemand. "Ce sera plus facile d’accrocher une médaille de bronze que d’accéder à la finale", sourit de son côté le coach Mestdagh qui concède pourtant que son staff avait déjà commencé à préparer une vidéo en vue de cette demi-finale que nul n’eut osé imaginer voici seulement dix jours.

Julie Vanloo, qui avait arrêté l’hémorragie en début de quatrième quart, n’en revenait toujours pas : "Quel match on a fait, du très haut niveau. Avec le cœur tout est possible ! Les Françaises étaient perdues, elles ne savaient plus quoi faire. Maintenant, on continue sans pression, on a encore moins à perdre demain contre les USA. C’est du fun pur ! On s’en fout du résultat, on va y aller à fond, sans complexe et puis on verra !"

Julie Allemand gardait de son côté les pieds sur terre : "Les Américaines ne semblent pas irrésistibles cette année. Elles jouent assez lentement. Qui sait si en emballant la partie comme aujourd’hui on n’a pas une petite chance." Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ?

Le mot de la fin venait des journalistes français, totalement subjugués : "Cette première période était fantastique. On aurait dit que la Belgique déroulait une partition avec la meneuse qui jouait à volonté sur toute la gamme des options offensives possibles chez ses coéquipières, intérieur, périphérie, tir ou attaque de l’anneau, c’était un régal !"