Omnisports Elizabeth Swaney n'est pas une mauvaise skieuse, mais elle n'est pas non plus très bonne. Mais surtout, elle n'avait pas le niveau pour la compétition olympique de halfpipe, ce qui en a agacé plus d'un.

C'était un show plutôt déconcertant ce lundi aux Jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang. Vous connaissez le halfpipe ? Le principe est simple : armés de leurs skis, les compétiteurs s'élancent à toute vitesse à travers un demi-rouleau et enchaînent les figures une fois dans les airs. Mais l'une des candidates a particulièrement attiré l'attention : son niveau débutant, caractérisé par une absence totale de figures, n'était pas du goût de tous.

Née aux Etats-Unis, Elizabeth Swaney a étudié à Berkeley et Harvard. Elle représentait ce lundi la Hongrie grâce à ses origines hongroises tirées du côté de ses grands-parents maternels. Il y a quelques années, elle s'était fait remarquer en skeleton mais a abandonné la glisse tête en avant pour les skis. En 2013, elle avait déjà participé à des concours en halfpipe pour le Venezuela.

Mais visiblement, Elizabeth Swaney aurait mieux fait de persévérer dans le skeleton que dans le ski freestyle. La femme de 33 ans a terminé 24ème, soit dernière du classement. De nombreux amateurs de sport se sont posés la question de comment certains sportifs pouvaient être qualifiés malgré leur faible niveau. Selon le Washington Post, deux facteurs ont permis à Elizabeth d'arriver aux JO : le peu de candidates et sa participation à la Coupe du monde de halfpipe. En effet, les pays dominants dans ce sport, comme les Etats-Unis, ne peuvent envoyer que maximum 4 compétitrices. Déjà lors de la Coupe du Monde, les femmes ne se bousculaient pas au portillon. Pour participer aux jeux d'hiver, les prétendantes devaient finir dans le Top 30. Ce qui fut le cas de Swaney. Même si elle était dernière, cela a suffit à la qualifier. L'acrobate en herbe remplissait donc toutes les conditions pour être sélectionnée.

Elizabeth Swaney a expliqué à Reuters qu'elle était "réellement déçue" de ne pas avoir été qualifiée pour la finale. "J'ai travaillé plusieurs années pour y arriver." Il n'est donc pas impossible qu'on recroise la skieuse dans quatre ans. "J'espère que d'autres jeunes filles, en Hongrie ou ailleurs, se serviront de mon exemple pour se dire qu'elles ont une chance de vivre un jour une expérience olympique. Si je peux inspirer d'autres sportives, j'en serais ravie et les gens qui doutent de moi ne font que renforcer ma motivation", dans des propos relayés par nos confrères de La DH.

En comparaison, voici Cassie Sharpe, la star du halfpipe.


On se souviendra également d'autres athlètes qui n'avaient pas brillé par leurs performances. Mais qui avaient montré beaucoup de persévérance comme Eric Moussambani, le nageur le "plus lent du monde". Mais qui a prouvé que tout le monde pouvait participer aux Jeux Olympiques.