La G.R.: pour (presque) tous les goûts

N. L. (St.) Publié le - Mis à jour le

Omnisports

Du 17 au 21 octobre se déroulent à Madrid les 24e Championnats du monde de gymnastique rythmique. Deux Belges parmi les participantes: Géraldine Tang Quynh et Elke De Backer. L'occasion est excellente pour faire le point sur ce sport peu médiatisé, qui offre pourtant des possibilités étendues aux jeunes sportives.

AU CARREFOUR DES DISCIPLINES

Originaire d'Europe centrale, la gymnastique rythmique - ancienne G.R.S., avec un «S» pour «sportive» - est officiellement reconnue depuis à peine un demi-siècle. C'est un sport exclusivement féminin qui résulte de la synthèse de nombreuses méthodes employant les engins utilisés pour les jeux des jeunes filles. En tout, cinq types d'objets pour cinq approches différentes et complémentaires: le ballon, la corde, le cerceau, les massues et le ruban.

Le ballon, en caoutchouc ou en matière synthétique, donne à la gymnaste le «sens du rond». On peut le faire rouler sur le sol ou sur toutes les parties du corps, grâce à sa forme et à sa petite taille. Les rebonds permettent de développer le rythme car le corps doit maîtriser sa position.

La corde peut être également en matière synthétique, ou bien en chanvre. Sa longueur est proportionnelle à la taille de la gymnaste. Elle développe l'endurance et nécessite une bonne détente pour réaliser de grands sauts. C'est un des objets les plus riches, puisqu'il permet de nombreuses manipulations (corde ouverte, fermée, pliée). Troisième engin, le cerceau offre tous les jeux d'espace imaginables (on peut bien entendu passer dans son volume) et développe de ce fait la dextérité.

Les massues, quant à elles, permettent, par leur poids, d'appréhender le sens de l'élan et du balancement, ainsi que la virtuosité et la coordination (entre le mouvement des massues et celui du corps).

Enfin, l'objet le plus spectaculaire et peut-être le plus apprécié du public: le ruban. D'une longueur de six mètres minimum, il peut arborer différentes couleurs. La qualité mise en avant dans cette dernière sous-discipline est bien sûr le sens de l'harmonie.

Autres précisions: toutes ces catégories sont présentées en compétition, seule ou en équipe, selon les exigences, et chaque exhibition se fait sur fond musical.

PRATIQUER EN BELGIQUE

Une Association francophone de gymnastique (AFG) existe chez nous. Cette asbl dépend de la Fédération royale belge de gymnastique et compte environ 12 000 membres et 90 clubs dans toute la Wallonie et la Région bruxelloise. Elle couvre toutes les disciplines gymniques: la gymnastique rythmique, la gymnastique artistique masculine et féminine, l'aérobic sportive, le trampoline, le tumbling (salto,...), l'acrogym et la gymnastique générale. Selon le secrétaire général de l'association, Adolphe Gaillard, la G.R. est peut-être peu médiatisée, mais ce sport remporte tout de même un certain succès en Belgique. «La fréquentation reste stable, mais peu de clubs peuvent aujourd'hui pratiquer au plus haut niveau, c'est de plus en plus sélectif.»

Et quant au grand public? «Je gère moi-même un club avec 200 membres, rien qu'en G.R! Et c'est valable pour toutes les autres disciplines gymniques.» De nombreux fans de gym devraient donc, en toute logique, se déplacer à Gand lors des Championnats du monde de gym artistique, qui se dérouleront du 27 octobre au 4 novembre. D'autant plus que la couverture télévisée, tout comme celle des championnats de Madrid (rythmiques, cette fois), sera sans doute faible: seule la VRT sera à Gand.

© La Libre Belgique 2001

N. L. (St.)