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Eleonor Sana, médaillée de bronze aux Jeux Paralympiques d'hiver de PyeongChang en février dernier, a annoncé mettre un terme à sa carrière au plus haut niveau, a relayé le Comité Paralympique belge (BPC) mercredi.

Guidée par sa soeur, Chloé, Eléonor Sana, skieuse malvoyante, avait récolté le bronze dans la descente en ski alpin aux Jeux Paralympiques d'hiver en Corée du Sud, devenant la première athlète féminine belge à monter sur le podium.

Chloé Sana avait expliqué de son côté après les Jeux qu'elle ne souhaitait pas continuer, "afin de terminer ses études sereinement". Eléonor Sana réfléchissait alors encore à son avenir dans le handiski avec un ou une autre guide, mais elle a finalement pris la décision d'arrêter la compétition en handiski.

"J'ai eu la chance de vivre une aventure magnifique. Je remercie tous ceux qui m'ont soutenue et ont rendu ce projet possible", a confié Eléonor Sana, 20 ans, originaire de Court-St-Etienne dans le Brabant Wallon. "Mais l'impact du handiski sur ma vie personnelle était énorme. Je mets un terme au projet handiski car j'aimerais avoir une vie plus stable, plus normale. Je souhaite me lancer dans des études de kiné en septembre. La décision de Chloé d'arrêter ne joue pas un rôle fondamental dans ma décision, même si bien sûr ça aurait changé beaucoup de choses de continuer sans elle".

Eléonor Sana, qui faisait de la gymnastique en compétition avant de se lancer dans le handiski, ne souhaite pas arrêter le sport pour autant. "Je veux évidemment continuer à faire du sport. Mais j'aimerais trouver un sport conciliable avec un projet de vie en Belgique. Le Mouvement Paralympique m'aidera dans cette recherche et je les remercie déjà tous pour cela".

Eléonor Sana, alors âgée de 17 ans, et Chloé avait débuté la compétition de haut niveau en 2014. "Encadrées et soutenues par la Ligue Handisport Francophone, les soeurs Sana ont travaillé dur depuis, avec pour objectif principal les Jeux Paralympiques de PyeongChang. Leurs années étaient rythmées par des longues périodes à l'étranger pour les entraînements et les compétitions. En moyenne, le duo y passait une centaine de jours par an. Un rythme de vie difficilement conciliable avec leur scolarité. Leur discipline et leur détermination ont payé puisqu'elles ont ramené de PyeongChang la première médaille féminine belge aux Jeux Paralympique d'hiver: une médaille de bronze", a rappelé le Comité Paralympique belge.

Eléonor Sana est également la deuxième belge à remporter une médaille paralympique aux Jeux d'hiver après Willy Mercier qui avait décroché l'argent sur le Super-G à Lillehammer en Norvège en 1994.