Le père de la judokate saoudienne veut poursuivre les détracteurs de sa fille

afp Publié le - Mis à jour le

Omnisports Le père de la judokate Wojdan Ali Seraj Abdulrahim Shaherkani, première Saoudienne à participer aux Jeux Olympiques, a annoncé son intention de poursuivre en justice tous ceux qui ont porté atteinte à sa fille, dans une déclaration publiée dimanche.

"J'ai envoyé un télégramme urgent au ministre l'Intérieur avec des copies de toutes les atteintes mises en ligne sur Twitter", a déclaré Ali Seraj Abdulrahim Shaherkani au quotidien Alsharq, ajoutant avoir chargé un avocat de suivre l'affaire.

M. Shaherkani a expliqué n'avoir pas de griefs contre ceux qui ont critiqué la performance de sa fille qui n'est restée que 82 secondes sur le tatami vendredi avant d'être balayée par son adversaire, mais contre ceux qui l'ont insultée ou ont porté atteinte à son honneur.

Beaucoup ont défendu sur les réseaux sociaux la participation de Wojdan aux JO mais certains, parmi les plus conservateurs, l'ont traitée de tous les noms. "C'était un honneur pour ma fille de participer à cette compétition et d'avoir représenté l'Arabie saoudite", a déclaré M. Shaherkani, affirmant qu'elle allait reprendre les entraînements en vue des JO de 2016.

Le Comité international olympique avait négocié de haute lutte la présence de deux Saoudiennes, dont Wojdan (16 ans), aux JO. Le Comité olympique saoudien et la famille avaient exigé que la judokate se présente tête couverte, ce que la Fédération internationale de judo interdit pour des raisons de sécurité.

A l'issue d'un compromis, Wojdan s'était présentée sur le tatami la tête couverte d'un bonnet noir à défaut du voile islamique.

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