Omnisports Les Belgian Cheetahs veulent terminer leur saison en beauté au Mémorial.

Elles ne pouvaient décemment pas manquer au programme du 42e Mémorial Van Damme qui fera la part belle aux héros des récents championnats européens. Encore sur leur nuage après leur belle 4e place de Berlin, doublée d’un nouveau record de Belgique du relais 4x400m (3:27.69), les Belgian Cheetahs , qui seront acclamées lors du tour d’honneur, se produiront individuellement ce vendredi au stade Roi Baudouin : Cynthia Bolingo sur 200 m, Camille Laus sur 400 m, Hanne Claes et Justien Grillet sur 400 m haies. Comme pour mieux souligner l’importance du collectif sur leur carrière individuelle, ces quatre athlètes se nourrissent de ce projet dont le rayonnement s’est fait ressentir dans tout le pays.

"Cela fait super plaisir d’entendre les gens raconter comment ils ont vécu notre finale, debouts devant la télé, en criant, et partager ainsi les émotions qu’ils ont vécues" , explique Camille Laus, qui a croulé sous de nombreux messages. "Il n’y a pas si longtemps, j’étais encore à leur place ! Pouvoir faire vibrer le public comme ça, cela n’a pas de prix."

Cynthia Bolingo acquiesce : "C’est en entendant ces témoignages que l’on se rend compte de ce qu’on a réalisé à Berlin. En tant qu’actrices, dans le feu de l’action, on ne mesure pas bien l’ampleur des réactions que l’on suscite auprès du grand public. J’ai l’impression de prendre conscience seulement maintenant de l’enthousiasme des gens."

"Pour ma part, j’ai surtout été étonnée de l’impact que nos prestations ont eues sur les jeunes athlètes, qui m’ont témoigné de leur admiration à mon retour" , souligne Hanne Claes. "Moi aussi, plusieurs jeunes filles m’ont dit qu’elles rêvaient de devenir des Cheetahs !" lance Justien Grillet, tout sourire. "C’est fantastique de susciter une telle émulation."

L’histoire de ces Guépards au féminin est d’autant plus belle que, comme le souligne Camille Laus, elle sont "parties de rien" . "Notre grand mérite est d’avoir toujours cru dans ce projet contre vents et marées, et d’avoir gardé notre vision, ensemble, avec la coach. Notre quatrième place, c’est à mes yeux une magnifique récompense pour notre ténacité et cela me rend très fière d’avoir atteint un tel résultat grâce à notre solidarité. Être ensemble, c’est clairement ce qui fait notre force. On se bat les unes pour les autres et à Berlin, on a réussi à se transcender."

De la même façon, le quatuor de choc espère que le mental prendra le relais du physique si celui-ci venait à être défaillant en cette fin de saison. "Après une telle saison, mon mental est top !" affirme Cynthia Bolingo. "On peut toutes espérer terminer en beauté..."

Les Jeux ne sont plus une utopie

Les relayeuses de 4x400 m se savent désormais capables d’être à Tokyo en 2020

Les Cheetahs ont la parole.

Le chrono

"L’objectif le plus dingue que l’on avait fixé, c’était la médaille et on n’en est pas passé si loin" , raconte Camille Laus. "Juste derrière, il y avait une grosse performance en finale avec un nouveau record de Belgique et on l’a atteint (NdlR : 3:27.69) . C’est pour cela qu’on avait l’air incrédule à l’arrivée."

"Moi, j’ai carrément bugué quand le chrono s’est affiché !" sourit Cynthia Bolingo. "Je croyais que je voyais un peu flou à cause de l’acide lactique ! 3:27, on s’en savait capables, mais il fallait encore le faire le jour J dans notre état de fatigue. Avec 3:28, on aurait déjà été super heureuses."

La marge de progression

"On peut s’améliorer, toutes, en individuel, ce qui ne peut être que bénéfique pour le relais" , note Camille Laus. "Et au niveau approche de la compétition, comme au niveau tactique de course, on va encore progresser car on était encore relativement inexpérimentées à Berlin : le relais 4x400 m, c’est quand même autre chose que le 4x100m que nous connaissions déjà ! Cela viendra avec le temps. On a encore une bonne marge de progression..."

Les Jeux Olympiques

"C’était l’objectif quand on a démarré et là, on se dit qu’on touche déjà presque au but" , poursuit la Tournaisienne. "L’idéal serait d’étoffer encore le groupe, d’avoir d’autres filles en 52 secondes car c’est ce dont on a besoin. Mais avec ce qu’on a montré, je suis convaincue que de nouvelles filles viendront rapidement frapper à la porte..." "Quand on voit notre ranking mondial (dixième) , on se dit que les Jeux ne sont plus un rêve" , conclut Hanne Claes. "L’équipe en a les capacités et il faut que toutes, nous nous montrions confiantes."