Omnisports Stéphane Peterhansel, Monsieur Dakar (12 victoires), remet le couvert au volant de la Peugeot 3008 DKR.

Stéphane, dans quel état d’esprit abordez-vous ce nouveau Dakar après, déjà, 12 victoires ?

"Je suis très serein car j’ai déjà accompli tout ce que je voulais et aujourd’hui, je ne prends que le bon : le plaisir des courses et du développement de la voiture. On avait un challenge important avec le retour de Peugeot en rallye-raid. On avait pas mal de pression, mais tout s’est bien passé."

Quelles sont les principales améliorations apportées à la 3008 DKR ?

"L’évolution la plus importante a eu lieu l’an dernier. Là, avec la 3008 DKR, on est plus sur des améliorations mineures. C’est un peu mieux partout : en suspension, en moteur, en châssis avec la climatisation en prime !"

Vainqueur en Espagne et au Maroc, Nasser Al Attiyah et sa Toyota sont-ils vos principaux adversaires ?

"Je n’étais sur aucun de ces deux rallyes mais ce qui est certain, c’est que Nasser est en grande forme et que la Toyota paraît un peu meilleure que la MINI en termes de performance. De ce fait, il a remporté toutes les courses auxquelles il a participé. On s’attend à une course agressive de sa part, mais notre force sera stratégique et nous permettra de le harceler avec quatre voitures rapides. En espérant que cette année, il y ait un peu moins de pistes typées WRC…"

À armes égales, le danger ne vient-il pas plus de vos équipiers ?

"C’est vrai que nous formons une dream team. Mais je ne m’occupe que de ma course et de mes adversaires. D’être plusieurs favoris au sein d’une même équipe enlève même un peu de pression car tout ne repose pas sur vos épaules, comme c’était souvent le cas à la fin de mon époque moto chez Yamaha…"

Jusque quand verra-t-on Stéphane Peterhansel derrière un volant ?

"Rien n’est fixé, il n’y a pas de plan carrière. Je continuerai tant que j’ai la passion, que je me sens bien dans l’équipe et que je serai capable d’apporter quelque chose à mon équipe. J’aime mon métier et j’y prends beaucoup de plaisir surtout au volant d’une voiture aussi performante au sein de la meilleure équipe pour laquelle il m’a été donné de travailler…"


"Un défi physique"

"Le parcours du Dakar 2017 porte les valeurs du rallye-raid, avec un défi physique qui poussera les pilotes dans le monde de l’endurance extrême : sept spéciales dépasseront les 400 kilomètres dont une de plus de 500 kilomètres. Le rallye passera six jours au-dessus des 3.000 mètres d’altitude. L’équilibre des difficultés peut être illustré par une double courbe ascendante : le niveau s’élève jusqu’à la journée de repos, qui sera bien plus qu’une échéance intermédiaire; puis une deuxième montée en puissance sera nécessaire, pour atteindre dans l’idéal son meilleur niveau pour la Super Belén . Rien ne sera gagné pour autant, jusqu’à la dernière boucle à Río Cuarto."

© D.R.