Omnisports

Si vous deviez prendre un joueur de l’équipe nationale et en parler ?

Sans hésiter, Pierre Plasman, le capitaine. C’est un capitaine qui est proche de ses joueurs. Il attire les autres vers l’excellence. C’est moi qui l’ai promu capitaine quand je suis arrivé. Il est en train d’écrire une page de l’histoire du rugby en Belgique. Il a vécu toutes les années galère et maintenant il connaît les bonnes années.

Pour le tournoi amateur des VI nations, vous avez sélectionné un très jeune joueur, Julien Berger, 17 ans, vous n’avez pas peur de le brûler ?

Non pas du tout. C’est un tout bon, il faut bien qu’il commence un jour. Alan Williams a commencé avec nous à 16 ans et demi et on a souvent gagné grâce à ses coups de pied. Julien est jeune mais on l’encadre. Il a commencé le match face à la France amateure ( vendredi 7 septembre) mais ce n’est pas pour ça qu’il sera titulaire à chaque fois. Face à l’Argentine, je ne l’ai pas sélectionné. Ca ne sert à rien de lui briser les ailes non plus.

Lors du match face à l’Argentine, il y avait 5 Français. Ce n’est pas un peu frustrant pour les Belges ?

Oh un peu. Mais face à de telles équipes, leur apport est primordial. Pour l’Irlande (le prochain match de gala), il y aurait 8-10 Belges sur 15, ce n’est pas mal. Des gars comme Dalaglio et Robinson ont déjà montré leur envie de jouer avec nous. Les autres équipes nous connaissent maintenant. Et puis il y a des remplacements en cours de matchs. Si on explique bien, les joueurs le comprennent. Le but c’est surtout de se servir de toutes ces expériences, victoires ou défaites.

Quelles conséquences ce match a eu pour les joueurs ?

Beaucoup plus de médiatisation. Les joueurs sont surpris. Il y a aussi plus de public féminin. L’image que véhicule les Hernandez et Michalak rend ce sport glamour. Sportivement, les joueurs avaient des étoiles dans les yeux après le match. Le tournoi en France permet de retomber sur terre, de se remettre au boulot et d’apprendre des erreurs qu’on a faites. Et puis c’était aussi une façon pour les joueurs de se mettre en valeur. On a beaucoup vu le 4 (Mathieu Verschelden, joueur à l’ASUB de Waterloo) et le 13 (Thibaut André, il joue à Lille), c’étaient des Belges ces numéros.

L’objectif à long terme ?

Se qualifier pour la Coupe du Monde des petites nations en 2010. Si on continue à progresser, on peut la gagner. Vu que les deux finalistes sont qualifiés pour la Coupe du Monde des grandes nations en 2011, l’objectif, ce sera de gagner en 2010 et de continuer à progresser.