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C’est assurément la mauvaise surprise de cette mémorable semaine à Tenerife ! Une bonne partie des nombreux supporters belges présents à San Cristobal de la Laguna ne pourront venir encourager leurs favorites dans une salle qui sera pourtant loin d’être comble pour le quart entre France et Belgique programmé à 17h30 locale (18h30 en Belgique).

En cause le système adopté depuis un certain temps au niveau des évènements FIBA qui fonctionnent à ce stade en deux sessions quotidiennes de deux matches chacune. L’Espagne figurant parmi les grandes favorites et l’événement se déroulant en territoire espagnol, les billets pour la session du soir dans laquelle est d’office versée le pays organisateur sont depuis longtemps partis comme des petits pains au niveau local. C’est bien sûr sans compter avec l’autre match qui oppose ce vendredi non pas des contrées exotiques peu suivies mais bien deux pays européens avec leurs contingents respectifs de supporters qui ne pourront donc entrer s’ils n’ont pas pris la précaution d’acheter en temps utiles les précieux sésames.

Et c’est là que cela se complique pour les afficionados belges qui, contrairement aux supporters français rompus depuis longtemps à cet exercice, n’ont pas encore l’habitude de ces grands rendez-vous internationaux.

Alors qu’en football, des contingents de places sont réservés aux supporters adverses ou neutres, rien de tout cela en basket. La logique économique de l’organisateur local soucieux de remplir sa salle est passée par là. Et comme les Belgian Cats, pour lesquelles il s’agissait d’une première à ce niveau, étaient loin d’être assurées d’une place en quart voire plus haut, il est quelque part assez logique que les packages mis en vente se soient limités aux quatre premières rencontres (phase de groupe et matche de barrage éventuel).

Inexpérience ou naïveté ? Là aussi un apprentissage du top niveau semble de mise pour éviter les mauvaises surprises. Bien sûr, le management des Cats s’est décarcassé pour obtenir des billets mais tous ces efforts se sont heurtés à la dure réalité du business et des contingences de sécurité. Sur 303 demandes centralisées à ce niveau, seules 117 auront pu être satisfaites, avec une priorité bien naturelle pour les familles et proches des Cats. Pour les autres, il restera la solution de la fan zone ou des cafés sportifs des environs. Cruelle désillusion pour ces merveilleux supporters belges !