Omnisports Grosse désillusion. Après avoir dû abandonner samedi, il n’a pas réussi à marquer de point dans la Power Stage. Bernard Verstraete Envoyé spécial en Allemagne

Après l’abandon très malheureux de samedi, dû à un bris de suspension à la suite d’ un contact exceptionnel à la sortie d’une corde, tout le monde était convaincu que Thierry Neuville allait sauver l’honneur en remportant la Power Stage hier. Mais après le premier passage dans la spéciale, Thierry et Nicolas semblaient déjà douter : "La spéciale étant très rapide (NdlR : 120 km/h de moyenne), nous avons roulé vite pour bien prendre nos repères. Et Lappi nous colle 4’. Il va falloir prendre des risques…"

Hélas ! au premier chrono intermédiaire, on comprenait que ça ne le ferait pas. A plus de 3 secondes de Sordo et Lappi, il était ensuite exclu des points par Latvala, Ogier et Breen.

"J’ai commis très vite deux petites erreurs; je savais dès lors que je ne ferais pas un bon temps," regrette Thierry. "Je n’ai pas trouvé les réglages idéaux pour la voiture. Je n’étais pas vraiment en confiance. J’avais l’impression que la route était terriblement étroite."

17 points de retard

Avec les réserves liées aux data fournies par GPS, on a pu constater que les Ford montaient plusieurs fois au-dessus de 190 km/h alors que Thierry n’a jamais dépassé 188 km/h. Peut-être n’ont-ils pas souvent l’occasion d’atteindre ces vitesses en essais…

"Pas souvent, mais c’est déjà arrivé. Normalement, nous pouvons monter à 200 km/h. Le problème n’est pas là. Le tracé aujourd’hui était assez particulier."

Même s’il positive toujours de façon impressionnante, la pression n’était-elle pas plus importante que prévu ? "Non, pas du tout. Nous n’avons pas commis d’erreur. Nous n’avons pas eu de chance samedi. Tout le monde a pris cette corde, sauf Breen et Ogier. Tout le monde est passé au même endroit. Cela pouvait arriver à chacun…"

Ogier marquant 2 points dans cette Power Stage, son avance est de 17 points. Ce sera donc encore plus difficile. "Ces deux points ne changent pas grand-chose. Si ça tombe, je lui en reprendrai dix en Espagne et il n’en restera plus que sept. Tout est encore jouable."

Samedi, Nicolas Gilsoul nous disait que les 6 semaines de pause qui viennent avant l’Espagne feront du bien. Thierry n’est pas du même avis : "Moi, je serais heureux de repartir dans 3 semaines. Mais ça permettra de bien préparer la suite. On aura quelques séances d’essais. On sera plus à l’aise."