Omnisports Battu par Teddy Riner, le judoka belge est devenu vice-champion du monde.

Tous deux présents, ce week-end, à Marrakech, Nickolay et Angelina Nikiforov ont vécu intensément la performance de Toma. Et ils ont apprécié les compliments que leur ont adressés de nombreuses personnes, dont David Douillet, à propos de leur fils aîné. "Nous étions très proches de lui dans cette petite salle où nous étions assis à côté du père de Teddy Riner…" explique Angelina. "Celui-ci était soutenu par toute sa famille et ils étaient une septantaine ! C’est pourquoi j’ai beaucoup crié pendant la finale pour essayer de rivaliser. Auparavant, l’attitude de nos enfants était diamétralement opposée. A chaque fois qu’il arrivait sur le tatami, Teddy tapait dans la main de son fils. Avec Toma, pas un regard ! Il était très concentré. Mais, après chaque victoire, son premier regard était pour nous."

Eviter le défi physique

Nickolay, lui aussi, a joué son rôle. "Je pense que Toma était content que nous soyons à ses côtés. Il en avait besoin moralement. Dans ses yeux, j’ai vu qu’il était en forme. Il s’est battu comme un lion ! Et je suis très fier de lui, de son état d’esprit. Il en a épaté plus d’un par son courage face à ces gars bien plus lourds que lui."

Quant à Toma, il a apprécié cette journée où il s’est révélé. "Ce fut long, dur et lourd, mais je me suis amusé ! J’ai bien aimé le concept de cette compétition. Je sentais mes parents, j’entendais les consignes de mon coach, Damiano Martinuzzi."

"Et, pour une fois, il les a écoutées d’un bout à l’autre de ses combats et de sa journée !" sourit celui-ci, vraiment content.

Il est vrai que, face à ces gabarits, Toma devait éviter le défi physique. Mais le must pour lui fut, bien entendu, cette finale face à Teddy Riner. "Je pensais pouvoir le menacer plus que ça mais, avec lui, il y a la taille, le poids et l’envergure. Il m’a tenu à distance ! Et comme il me connaît, je ne suis pas parvenu à le bousculer comme je l’espérais. Mais je n’ai aucun regret. J’ai combattu avec mes armes. Mais, dès que je l’approchais trop, il me cassait. Il est surpuissant !"

A ses côtés, Martinuzzi acquiesce. "Face à Riner, Toma était trop léger. Il n’y a rien à redire. Et pourtant, l’un comme l’autre, nous y croyions. Je n’ai jamais douté de Toma, de son courage, même face à Teddy, dont nous savons qu’il est un extraordinaire sportif. Pour le reste, Toma a livré de formidables combats, ne tombant pas dans le piège de l’impatience…" 


Guy Beauclercq