Nouveau challenge à Arville

Christian Simonart Publié le - Mis à jour le

Omnisports

Si les jumpings internationaux sont légion en Belgique, ce n’est en revanche pas le cas des concours complets. Deux seulement figurent en effet au sein du calendrier de la Fédération équestre internationale (FEI). L’un - historique - à Waregem et l’autre, nettement plus récent, à Arville, dans la commune de Gesves.

Lancé en 2006 par la famille de Liedekerke, l’événement namurois s’est rapidement placé comme le parfait pendant wallon du rendez-vous flandrien, avec une deuxième étoile internationale acquise dès sa deuxième édition, en 2007. Depuis lors, Arville a franchi les paliers les uns après les autres et s’impatiente à l’idée d’en franchir de nouveaux.

Mais en attendant l’arrivée d’une troisième étoile, le concours effectue cette année un retour aux sources avec la reprogrammation des épreuves nationales, absentes en 2010.

"Nous avons répondu à la demande des cavaliers et du public", explique Barbara de Liedekerke. Nous avons aussi constaté que les épreuves nationales drainaient un plus large public et c’est pourquoi nous les avons replacées dans notre programme. Cela entraîne une charge importante de travail supplémentaire au niveau de l’organisation, sans compter que nous aurons désormais deux journées de cross, donc deux journées à risque."

Grande nouveauté, ces deux journées de cross constituent sans conteste les principaux atouts de cette sixième édition du concours complet d’Arville qui se déroulera du 23 au 26 juin. Après l’épreuve de dressage, le cross (CCI* et CIC**) se disputera comme d’habitude le samedi, alors que les cavaliers nationaux disputeront l’hippique. Les rôles seront inversés le lendemain avec le cross national et le jumping international, ce qui permettra de conserver une grande animation sur le site durant deux jours.

"Nous avons dû adapter le site", poursuit Barbara de Liedekerke, heureuse d’avoir récupéré un terrain de 40 hectares pour étendre son concours. "Le dressage et le jumping du national se disputeront sur ce terrain situé à cinq minutes à cheval. Cela nous permettra d’organiser conjointement les différentes épreuves sur deux pistes différentes, tout en maintenant la sécurité."

Le spectacle, déjà garanti à Arville, sera donc doublé pour le plus grand bonheur des nombreux visiteurs qui se pressent chaque année le long du parcours de cross.

Et pour marquer le coup, les organisateurs ont construit cinq nouveaux obstacles dont un Trackhener. "Le Trackhner, réservé aux deux étoiles, risque de surprendre. Le saut doit se faire du bois vers la prairie où se trouvera toute l’animation et cela pourrait perturber certains chevaux."

Un important travail pour assouplir le sol est également en cours, preuve supplémentaire qu’Arville ne souhaite pas se satisfaire de son succès actuel.

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