Omnisports Tout se jouera désormais au cours des finales dont les vainqueurs seront sacrés.

Soumis à des changements de formule réguliers depuis l’époque des Golden Events , dont seuls les plus anciens se souviennent, le circuit international de référence en athlétisme vient encore d’innover. La Diamond League 2017 se disputera, en effet, selon une nouvelle formule que Wilfried Meert, le patron sportif du Mémorial Van Damme et membre du Comité Excéutif de la Diamond League , a accepté d’évoquer pour nous.

Le principe : un championnat dans chaque épreuve

L’an dernier, les athlètes cumulaient des points tout au long du circuit, le vainqueur était celui en totalisant le plus, peu importe s’il avait ou non remporté la finale (où les points étaient doublés). En 2017, les douze premiers meetings de la Diamond League constitueront une véritable course pour atteindre la finale, lors de laquelle chaque vainqueur sera automatiquement couronné. "Cela évitera une situation où un athlète termine 5e ou 6e de sa course à Zurich ou à Bruxelles mais remporte le classement final ainsi que le chèque attribué au vainqueur", explique Wilfried Meert. "Cela me semble plus cohérent d’un point de vue sportif - la performance des athlètes dans la finale sera déterminante - et surtout plus clair pour le grand public. Enfin, cela rehausse la dramaturgie des finales dans chaque épreuve. Il y aura une concurrence terrible entre des athlètes qui pourront tous rêver à un succès final."

Lors des meetings de qualification, les huit premiers athlètes par épreuve marqueront de 1 à 8 points.

50.000 dollars aux vainqueurs

L’an dernier, les vainqueurs des finales remportaient un chèque de 40.000 dollars. Ce montant a désormais été porté à 50.000 $ dans chacune des 32 épreuves, le prize-money de chaque finale atteignant 1,6 million $.

Bruxelles et Zurich renforcés

Les meetings de Zurich et de Bruxelles, bénéficiant d’une dotation jamais atteinte, se voient confirmés dans leur rôle d’hôte des 32 finales de la Diamond League (16 par meeting). "Au niveau des épreuves, le programme est déjà fixé et, si les finales du 100m et du 400 m chez les hommes reviennent à Zurich, il est également acquis qu’elle seront organisées à Bruxelles au titre d’épreuves promotionnelles", poursuit Wilfried Meert. Toutes les conditions sont donc réunies pour voir réunis les Borlée (400m) et Nafi Thiam (hauteur) sur la piste du stade Roi Baudouin le 1er septembre 2017. Mais quid d’Usain Bolt, qui ne disputera que le 100m cette année et a décidé que les Mondiaux de Londres seraient ses derniers championnats ? "S’il faut en croire ses interviews, il n’y a plus aucun espoir qu’il vienne à Bruxelles sauf en tant que spectateur", répond Wilfried Meert, qui n’a toutefois pas encore fait le deuil d’une participation du plus grand sprinter de l’histoire. "Je vais voir avec son manager quel est le plan pour cette année. On avait un moment parlé d’une tournée d’adieu. Je vous dirais donc que rien n’est encore définitif..."

© dr

Bonne nouvelle pour Philip Milanov

Sans réelle surprise, la règle en vigueur l’an dernier dans les lancers et dans les sauts horizontaux (longueur et triple), n’offrant que trois nouveaux essais aux quatre meilleurs athlètes après les trois premières tentatives, a été abandonnée après avoir été décriée par les athlètes et bon nombre d’observateurs. "Mettez-vous à la place de ceux qui effectuaient un long voyage pour ne pouvoir effectuer qu’un demi-concours", souligne Wilfried Meert. "Après le premier essai, certains se mettaient déjà à trembler et finissaient par passer à côté de leur sujet…" Bonne nouvelle, dès lors, pour un garçon comme Philip Milanov, qui a fait de la Diamond League l’un de ses objectifs de l’année au disque et qui s’était érigé en début de saison contre cette règle absurde après avoir craqué à Rome. Puis aux Jeux de Rio…