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ANVERS La semaine dernière, les diamants n'étaient pas les seuls à briller dans la cité anversoise. Les étoiles du squash mondial étaient, en effet, présentes dans la Métropole pour disputer le World Open, l'officieux championnat du monde.

L'apothéose du tournoi avait lieu samedi soir, dans une Ancienne Bourse pleine à craquer. La finale opposait l'Ecossais John White, cinquième mondial, et l'Australien David Palmer, troisième, qui a établi sa résidence dans la cité portuaire. En demi-finales, White avait balayé le premier mondial Peter Nicol, tandis que Palmer se qualifiait aux dépens de Jonathon Power. Le fantasque Canadien, touché à l'oeil par la raquette de Palmer, dut abandonner du fait de sa paupière gonflée.

A leur arrivée sur le court tels des boxeurs, les deux adversaires apparaissaient extrêmement concentrés. Le match débutait, et les deux joueurs se tenaient de très près. À 12-12, John White négocia mieux les points décisifs et s'adjugeait le premier jeu (13-15). Bis repetita dans la seconde manche: de 12-12, l'Ecossais s'envolait à 12-15. John White n'était plus qu'à un petit jeu du titre mondial...

David Palmer, pour lequel le public affichait sa préférence, prit alors le contrôle du jeu. Il se détachait rapidement. John White laissait filer le jeu, pour souffler un peu (15-6). Dans le quatrième set, les deux joueurs étaient à nouveau à leur meilleur niveau et prenaient tour à tour le dessus. Les coups puissants de White face aux formidables courses de défense de Palmer: la partie était grandiose. L'Ecossais se détacha à 14-13 pour s'offrir deux balles de match, et de titre mondial. Le public retenait son souffle. White connut alors un mal dont il se serait bien passé: la peur de gagner. Il joua ses deux balles de match avec un petit bras, et laissait filer le quatrième jeu (15-14).

David Palmer semblait gonflé à bloc à l'entame de la cinquième manche, décisive. L'Australien conservait un petit avantage tout au long du jeu. Il le conclut sur la marque de 15-11. L' Aussie était sacré champion du monde, dans sa ville d'adoption. Les spectateurs réservèrent une standing ovation aux deux joueurs, tant le spectacle offert fut sensationnel. Pendant que John White se consolait dans les bras de ses deux enfants, David Palmer savourait le plus beau jour de sa carrière: `Remporter le titre mondial ici, devant tous mes supporters, c'est comme un rêve qui devient réalité.´

© Les Sports 2002