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LAS PALMAS Souvent malchanceux cette saison, François Duval a eu l'occasion de faire une nouvelle fois étalage de son immense talent lors de la traditionnelle Race of Champions disputée ce week-end à Las Palmas, aux îles Canaries.

Contraint à passer samedi matin par le Masters Juniors pour gagner son ticket pour le grand rendez- vous de dimanche, notre compatriote de 22 ans a littéralement atomisé la concurrence.

Comme l'an dernier, le pilote officiel Ford s'est imposé lors de ses cinq duels en Toyota Yaris, puis en finale en Mitsubishi Lancer Evo6 face au Britannique McShea, au récent champion du monde Junior Sola ou au Canarien Suarez. Une véritable correction pour des rivaux largués, l'écart avec ses poursuivants oscillant entre trois et cinq secondes sur un tour complet de cette super- spéciale en terre de 2 kilomètres.

`La seule différence par rapport à 2001 face à Loeb est que cette fois je ne les voyais même plus dans mes rétros´, se marrait Duval avant d'assister en spectateur à un Trophée des Nations remporté à la surprise générale par l'équipe américaine du pilote moto Edwards, du champion Nascar Jeff Gordon et du rallyman Johnson. `On a mis la pression sur les organisateurs et ils nous ont promis qu'en 2003 il y aurait un team belge. Ce sera plus juste et plus facile pour moi car le dimanche, je manquais d'entraînement face à tous les autres pilotes ayant roulé la veille.´

Malgré ce handicap, Phénoménal Duval allait encore briller hier matin en éliminant lors des qualifications l'Espagnol Puras et l'ex-champion du monde suédois Stig Blomqvist.

`Je me suis aussi imposé face à Monzon. Mais les organisateurs, favorisant les pilotes locaux, m'ont injustement pénalisé de dix secondes pour un départ soi-disant volé.´

Qu'à cela ne tienne, le grand espoir belge avait sa place en quarts de finale où il ne fit qu'une bouchée du pilote de GP moto Marco Melandri avant d'être confronté en demi au double champion du monde Marcus Grönholm, futur vainqueur de l'épreuve après trois manches (2-1) très serrées en finale face à Sébastien Loeb.

`Là, je n'avais rien à perdre et j'ai pris un maximum de risques. Après le premier tour en Mitsu, je possédais 50 mètres d'avance. J'ai donc continué à attaquer et je suis sorti de la piste sur un sommet à fond en Yaris, mais pas en Lancer! Et lors de la 2e manche en Seat Cordoba WRC, j'ai crevé, sans doute en m'appuyant sur un talus.´

Tombé au champ d'honneur, François Duval n'était cependant pas déçu: `Non, je suis très content car ainsi, au moins, je n'ai pas raté mon vol retour.´

Sacré François, on ne le changera pas!

© Les Sports 2002