Omnisports On vous parle de Vladimir Poutine, d'une station balnéaire où la neige est aussi rare que les chances de médaille belge dans le grand cirque blanc. Bref, de tout, sauf de sport. Et pourtant, il y aura bel et bien du spectacle lors des quinze prochains jours. Et vu la couverture télévisuelle proposée, vous aurez tout le loisir de ne pas en manquer une miette.

Du coup, vous avez le choix: soit vous la jouez classique et vous extasiez devant les prouesses de Bode Miller ou de Marcel Hirscher sur les pistes de ski, soit vous enfilez votre tenue d'explorateur de sports "confidentiels" pour tenter de comprendre les règles du slopestyle ou l'intérêt du curling. Si aucun des deux menus de vous donne envie de vous mettre à la table olympique, il reste au moins cinq disciplines qui pourraient animer votre quinzaine télévisuelle en vous en mettant plein les mirettes. À vos agendas, voici cinq créneaux horaires à booker pour un tête-à-tête à sensations avec votre télé.


Saut à skis sur grand tremplin

Le 15 février à 22h45

On s'en voudrait évidemment de ne pas mentionner le fait que ces dames reçoivent, pour la première fois, les honneurs du tremplin. Cela dit, rayon spectacle, ce sont toujours les messieurs qui décrochent la timbale, puisque la compétition féminine ne s'aventurera pas sur le grand tremplin. Rendez-vous donc avec les hauts voltigeurs de l'olympisme pour des images à couper le souffle, qui compensent allègrement le côté répétitif d'un concours aussi long que le tremplin. Et pour vous donner définitivement envie de décoller, on vous offre un saut en caméra embarquée.


Ski-cross

Le 20 février à 14h41

Habitué des fameux X-Games , le ski-cross ne s'invite que depuis peu au grand cirque hivernal, pour le plus grand plaisir des amateurs de spectacle. Les qualifications ne sont pas terriblement excitantes puisqu'elles se jouent au temps. Par contre, les qualifiés dévalent ensuite ce parcours plutôt irrégulier par séries de quatre, avec un concept diaboliquement simple: les deux premiers de chaque série se qualifient pour la manche suivante. Quatre skieurs côte-à-côte qui tentent à tout prix d'arriver en bas le plus vite possible, on vous laisse imaginer le spectacle que ça représente. Et si vous n'êtes pas convaincus, en voici un petit aperçu.


Short-track

Le 21 février à 21h43

Rayon patinage, les Jeux olympiques offrent trois options: l'artistique, pour les amoureux de la danse sur glace et de Nelson Monfort; la vitesse individuelle, pour les Néerlandais qui y trustent une bonne partie de leurs médailles; et le short-track, qui consiste à mettre aux prises cinq patineurs autour d'une piste très courte, avec les risques de chute que cela comporte et le côté imprévisible qui en découle. Un Australien du nom de Steven Bradbury en avait fait l'expérience à Salt Lake City en 2002. Alors largué dans la finale, il avait bénéficié d'un sacré concours de circonstances pour décrocher l'or olympique. Retour en images.


Snowboard, slalom parallèle

Le 22 février à 14h46

On pourrait évidemment vous recommander le snowboard cross, équivalent du ski présenté plus haut. Mais histoire de varier les plaisirs, autant parler d'une autre discipline sur le "surf des neiges" . Et là, on avait le choix entre les half-pipe , slopestyle ou autres concours de sauts, et le slalom. Les concours de saut, c'est joli, mais on n'y comprend pas grand-chose d'autre que "ooooh, il a fait beaucoup de tours sur lui-même, ça doit être bien", avant de s'étonner devant la note sévère de juges qu'on finit par taxer de partialité à peine voilée. Alors, pour éviter de vous plonger des heures dans les subtilités des pirouettes sur neige, autant se contenter d'un bon vieux slalom où, contrairement à ce qu'il se passe sur les skis, la présence de deux concurrents qui luttent de concert rend leurs déhanchés passionnants.


Hockey sur glace

Le 23 février à 16h00

Que seraient les Jeux d'hiver sans leur hockey sur glace, avec ces sportifs tellement équipés qu'ils semblent faire un mètre cube? Dans cette discipline, le spectacle est systématiquement au rendez-vous le temps de trois tiers-temps menés à toute allure. Bon, il faut bien reconnaître qu'on ne voit jamais le palet, ce qui rend le suivi de la rencontre parfois périlleux. Mais après tout, c'est pareil avec la balle au hockey sur gazon, et ça ne nous empêche pas de regarder les Red Lions . Et au moins, sur glace, ils ont pensé à mettre une petite lampe qui s'allume au-dessus du but quand le palet échappe au gardien. Histoire de ne pas devoir attendre de voir tous les joueurs lever les bras pour comprendre qu'il y a but.