Omnisports Thierry Neuville, vice-champion du monde, a été élu Pilote de l’année.

Thierry, pour la quatrième fois déjà vous décrochez le titre de Pilote de l’année lors des RACB Awards. Quelle valeur accordez-vous à ce titre honorifique décerné par la presse ?

Au début, je dois avouer que cela ne m’intéressait pas beaucoup. Mais aujourd’hui, cela a changé. J’ai compris l’importance des médias et de ce type de soirée ou prix. Si je veux que mon sport soit plus populaire, plus reconnu du grand public, je dois apporter une grande attention aux journalistes.

Quand vous regardez 2017 dans le rétro, quel est votre premier sentiment ? Une occasion manquée ?

Je dirais plutôt une opportunité que l’on n’a pas su saisir. A un moment, on s’est retrouvé en tête du championnat mais on a été victime de la mécanique en Allemagne puis en Espagne. C’est dommage car je suis très content de notre niveau de performance. Avec quatre victoires, je ne peux pas être déçu même si je suis encore vice-champion.

Un regret ?

Je n’avais pas prévu que l’on soit aussi compétitifs. Cela n’était jamais arrivé les années précédentes. J’ai abordé le Monte-Carlo sans vraiment songer au championnat ni au titre. L’objectif n°1 était de gagner un maximum de courses. Je n’ai pas été assez prudent. Je me suis retrouvé en passe de gagner le rallye le plus prestigieux de l’année. J’y croyais et j’ai commis une erreur. Si cela doit se reproduire, j’assurerai encore plus. J’ai désormais appris à mieux gérer mes courses. Je pense l’avoir démontré par la suite.

Vous avez une belle revanche à prendre là-bas…

Oui c’est clair. Mais une année n’est pas nécessairement l’autre.

Et votre accroc en Suède dans la Super Spéciale ?

C’est marqué pas de chance car là j’assurais vraiment. A 3 cm près, cela passait. Pour le même prix, j’aurais pu perdre deux clous ou juste crever.

La saison 2018 redémarre déjà dans un mois à Monte-Carlo. Cette fois le titre sera pour vous ?

Je l’espère bien sûr mais c’est difficile à dire. Cela risque d’être plus difficile pour tout le monde et encore plus ouvert. Citroën n’aura pas tous ses ennuis de début d’année, Toyota aura encore bien progressé. Ogier connaît maintenant bien la Ford et j’ai un nouveau très bon équipier en la personne d’Andreas Mikkelsen. Mais une chose est certaine. Je vais désormais songer au titre dès la première course. Cela va quelque peu changer mon approche.