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Pour Anete Steinberga, la Lettone double championne de Belgique avec Castors Braine et de retour dans le Brabant wallon cet automne, le match de ce lundi aura bien sûr un parfum spécial : "Bien sûr, la Belgique, c’est particulier, elles me connaissent, je les connais, mais, avant tout, c’est chacun pour son pays, et surtout pour cette victoire que nous visons comme les Belges. Il n’y aura pas de quartier. Pendant quarante minutes on va oublier les liens d’amitié. Ça va être une bataille."

Car un succès dans ce match au sommet du groupe de la mort, comme l’avait baptisé la FIBA, est synonyme d’accession directe aux quarts de finale, et donc de deux jours complets de repos. C’est aussi l’assurance, à ce stade-là, de jouer un adversaire un rien plus accessible puisqu’il s’agirait du second ou du troisième d’un autre groupe, et non d’une tête de série.

La Belgique peut encore perdre le bénéfice de sa victoire

En cas de défaite, la Belgique est assurée d’une place dans les matchs de barrage croisé opposant les seconds et troisièmes des groupes C et D. Ce sont les résultats des matchs de ce lundi qui détermineraient dans ce cas l’adversaire à rencontrer dès mardi. Ce qui fait dire au coach Mestdagh "qu’on est près du but mais qu’on peut encore perdre tout le bénéfice de la victoire historique sur la Russie".

Un cas de figure que ne veut même pas envisager Marjorie Carpréaux : "J’ai passé le message aux filles. Par belle ou par laide, il faut qu’on gagne pour Ann. Elle vient de sortir deux gros matchs à 24 heures d’écart. Par respect pour elle et pour son corps, on se doit d’aller lui chercher deux jours de repos et un match de moins."