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Auteur encore de 19 points et 8 rebonds, Emma Meesseman aura planté le panier décisif à la dernière seconde du match contre l'Espagne (72-63) mardi à Tenerife pour permettre à la Belgique de gagner de plus de 8 points et de se qualifier directement pour les quarts de finale de sa première Coupe du monde.

"Sur le moment, nous étions vraiment très concentrées. Il fallait rester le plus focus possible malgré l'ambiance, malgré l'enjeu, sur l'exécution de la phase de jeu demandée par le coach. Il pensait que celle-là pouvait fonctionner", explique Emma Meesseman racontant la dernière action. "Je ne me souviens alors plus très bien de la suite, parce qu'il y a l'euphorie des supporters, des joueuses, du coach. C'est une telle explosion de joie."

Malgré des statistiques un peu moins exceptionnelles qu'à son habitude, la jeune ailière flandrienne, 25 ans, est pourtant la 2e meilleure joueuse de la Coupe du monde après la phase de poule derrière l'Australienne Liz Cambage (24.3 d'évaluation pour 30.3 à Cambage) et est meilleure rebondeuse du championnat du monde pour l'instant avec 13.3 rebonds de moyenne par match.

Emma Meesseman termine encore avec 19 points et 8 rebonds contre l'Espagne. "Nous étions persuadées déjà avant le match que quelque chose était possible. On a bien étudié l'Espagne et déjà contre le Japon (dimanche, ndlr), nous avons joué avec une grosse énergie en revenant plusieurs fois dans le match. On a utilisé cette énergie aujourd'hui. C'est historique pour le basket féminin belge, quand on voit le nombre de supporters qui sont venus jusqu'ici, c'est incroyable !"

La Belgique est ainsi directement qualifiée pour les quarts de finale comme première de son groupe et jouera contre la vainqueur de France/Turquie pour une place en demi-finale.

Philip Mestdagh: "un nouvel exploit historique pour le basket féminin belge"


Philip Mestdagh et ses joueuses étaient aux anges après la victoire de plus de 8 points (72-63) sur l'Espagne mardi à la Coupe du monde de basket féminin à Tenerife. Une victoire synonyme de qualification directe pour les quarts de finale sans passer par un barrage.

"Je suis très fier de mes joueuses. On aurait déjà signé à deux mains pour une victoire d'un point en effectuant beaucoup de rotations et une 2e place qui nous aurait fait jouer le Sénégal plutôt que la Chine", a expliqué Philip Mestdagh. "Mais on a vu que nous étions bien dans le match après quinze minutes. A la mi-temps, on est à +7. Il fallait décider quelque chose en sachant que l'Espagne allait sûrement intensifier sa défense. Ce qu'elle a fait, mais avec beaucoup de fautes. On a joué le coup à fond jusqu'au bout. L'Espagne revient à 7 points et il reste 1.9 secondes à jouer. Il nous fallait un bon play, et il y a ce panier d'Emma (Meesseman) qui nous qualifie pour le top 8 mondial".

Après la médaille de bronze à Prague l'an dernier pour son retour dans une phase finale d'un championnat d'Europe après 10 ans, la Belgique parvient à rejoindre les quarts de finale de la Coupe du monde pour sa première participation en battant l'Espagne, vice-championne olympique et du monde et tenant du titre européen.

"C'était déjà un exploit historique à Prague", souligne encore Philip Mestdagh. "Aujourd'hui, c'est encore un autre exploit, mais surtout aussi avec la manière. On a joué avec une énorme intensité et beaucoup de maturité. Nous sommes très heureux pour le basket belge".

La Belgique jouera en quarts de finale vendredi contre la France ou la Turquie.

C'est tout simplement fantastique", a lâché Kim Mestdagh 

l'ailière flandrienne, est l'auteur encore de 21 points (3x3) mardi contre les Espagnoles après ses 23 unités (7x3) contre le Japon dimanche.

"C'était le parfait scénario avec ce panier à la dernière seconde qui nous met dans le top 8 mondial. On s'était dit avant le match que l'on allait jouer pour gagner, et puis que l'on verrait comment cela se passerait. On a vu que l'Espagne a mis son meilleur cinq pour commencer. On s'est dit, ok, elles le jouent à fond, on va le jouer à fond aussi. On s'est battues durant 40 minutes avec ce résultat au bout. On avait peut-être manqué un peu de maturité à la fin contre le Japon. On a gagné en expérience contre l'Espagne. C'est historique pour la Belgique !" Julie Allemand aussi n'en croyait pas ses yeux. Absente de l'Euro à Prague l'an dernier pour blessure, où les Belgian Cats ont conquis la médaille de bronze, la jeune meneuse liégeoise, 22 ans, distribue désormais le jeu des Belgian Cats. "On s'était dit que s'il y avait une chance, on allait la saisir", a confirmé Julie Allemand, 3e au classement des assists de la Coupe du monde avec 5.3 passes décisives de moyenne par match. "On a vraiment bien débuté. A la reprise, l'Espagne a essayé de revenir. A la fin, cela se joue sur des détails. A une seconde du terme, même moi je me dis que c'est fini. Et j'avais beaucoup de pression pour faire la passe parce que Palau (la meneuse espagnole, ndlr) a des longs bras qu'elle agitait devant moi. Puis quand je vois Kim (Mestdagh) mettre l'écran et qu'Emma est toute seule et je me dis: 'c'est le moment fait lui la passe'. Elle met les deux points, c'est magnifique. C'est parfois dans des défaites que l'on apprend le plus aussi et après la déception du Japon, on a vu déjà aujourd'hui que l'on a grandit. On savait où l'on avait commis des erreurs, on a discuté et nous avons réussi à ne pas les reproduire aujourd'hui et au bout du compte cela fait une victoire de 8 points." La Belgique jouera en quarts de finale vendredi face au vainqueur de France/Turquie.